‹ L'art antique de la Perse; Achéménides, Parthes, SassanidesChapitre 8 sur 75 · Collection des médailles de la Bibliothèque nationale · texte numérisé non relu

Collection des médailles de la Bibliothèque nationale

(fig. 22 et 23) et sur les monnaies sassanides les plus anciennes L Mais, dans le cas où cette règle n’aurait pas été générale, les prêtres n’auraient pas préparé, pour entretenir le feu sacré, une pièce bien close ne communiquant avec l’air extérieur qu’au moyen d’une porte basse et étroite.

Il est probable que les Perses avaient été amenés à choisir comme modèles de monuments funéraires les tombes lyciennes à cause de leur caractère spécial tout d’abord, et peut-être aussi parce qu’elles avaient elles-mêmes quelques analogies avec des constructions religieuses de la Babylonie et de la Suziane dont les formes hiératiques rappelaient celles des plus anciennes habitations de ces contrées.

Fig. 26. — Plate-forme du tombeau provisoire.

En examinant un autel chaldéen reproduit sur le sommet d’une borne limitative de champ remontant au règne de Merodach - Wadin-Akhi (1228 avant J.-C.) (PI. IX) 2 et les supports des pyrées représentés sur des dariques frappées par les satrapes de Suze postérieurement à l’expédition d’Alexandre (fig. 22 et 23), je m’étais même demandé si les deux tombeaux de Méched-Mourgab et de Nakhchè-Roustem n’étaient pas, comme les monuments élamites, de hautes plates-formes destinées à supporter des atech-ga; mais j’ai dû écarter cette hypothèse.

La terrasse supérieure des tours n’est pas plane, mais pyramidale (fig. 26); il eût donc été impossible de faire reposer un autel sur cette surface déclive , à moins d araser suivant un plan horizontal une partie de la toiture et de préparer en creux ou en saillie une base sur laquelle on eût pu le faire reposer. Tel 11'est pas le cas.

En second lieu, si les degrés placés devant l’édicule s’élevaient jusqu’à la

Page 1