‹ L'art antique de la Perse; Achéménides, Parthes, SassanidesChapitre 9 sur 75 · Collection des médailles de la Bibliothèque nationale · texte numérisé non relu

Collection des médailles de la Bibliothèque nationale

2. Collection du South-Kensington Muséum. J’aurai l’occasion de reparler souvent de ce document. L'autel chaldéen est très nettement gravé sur le profil de la borne; il en occupe la partie supérieure.

PREMIÈRE DYNASTIE ACHÉMÉNIDE. 21

chambre, aucun autre escalier n’était ménagé pour communiquer avec la terrasse du monument, disposée à plus de 1 1 mètres au-dessus du sol. Dans quel but enfin eût-on ménagé au centre de la tour cette pièce hermétiquement close que l’on ne trouve signalée ni dans les atech-ga monolithiques de Nakhchè-Roustem , ni dans les nombreuses représentations de pyrées qui nous sont parvenues?

Aussi est-il à peu près certain que ces deux monuments sont des tours funéraires et que ces tours, vu leur importance, sont elles-mêmes les modèles des sépultures princières usitées dans le Fars avant le règne de Darius, qui les remplaça par les spéos creusés, à la mode d’Égypte, dans le flanc des montagnes (PI. X).

La description du tombeau de Cyrus laissée par Aristobule, chargé, sur l’ordre d’Alexandre, de la restauration de ce monument, vient corroborer encore cette opinion. On n’a pas conservé le récit d’Aristobule, mais Strabon 1 et Arrien 2 l’ont résumé en termes à peu près identiques.

Le tombeau s’élevait au milieu des jardins du roi; il était entouré d’arbres, d’eaux vives et d’épais gazons. C’était une tour carrée, assez peu haute pour rester cachée sous les ombrages épais qui l’environnaient. Le bas était solide et composé de grosses pierres cubiques. A la partie supérieure se trouvait la chambre sépulcrale, couverte d’une toiture en pierre A O11 y pénétrait par une porte fort étroite. Aristobule y vit un lit d’or, une table avec des coupes à libations, une auge dorée propre à se laver ou à se baigner, et une quantité de vêtements et de bijoux. On communiquait, au moyen d’un escalier intérieur, avec la chambre où se tenaient les prêtres préposés à la garde du tombeau.

Sur la façade du monument étaient gravées en langue et en caractères perses les paroles suivantes : « O homme, je suis Cyrus fils de Cambyse. J’ai fondé l’empire des Perses et commandé à 1 Asie. Ne m’envie pas ce tombeau4 ! »

Une traduction grecque de l’inscription fut placée à côté du texte original lors de la conquête macédonienne.

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