CHAPITRE
sia L’ART ARABE.
tique. Au-dessus du salin est un plafond ouvert sur le milieu et racheté par un encorbellement riche, mais dépourvu de grandeur. La frise du sanctuaire n’a aucune souplesse; la polychromie des marbres est sans reflets; le noir y domine; For la noie ; la répétition de ses thèmes sans force, loin de produire, comme au siècle baharite,
Fig. 99. — mosquée d’el-ghoury.
une impression de majesté et de puissance, lasse et afflige. On sent derrière ce décor une société inquiète, absorbée dans une pensée triste : l’art n’est plus l’image de sa vie, mais le ressouvenir d’une gloire disparue pour jamais.
Les mosquées d’El-Ghoury sont, en effet, les derniers monuments de l’art arabe. Tandis qu’elles s’élevaient, les Ottomans franchissaient les frontières de Syrie, et El-Ghoury défait et tué à la bataille d’Alep, son neveu Toman-baï n’avait pas même le temps de se bâtir une mosquée. Quelques mois après son arrivée au trône, il