‹ L'art arabeChapitre 129 sur 161 · LIVRE VI. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — CHAPITRE I

le détail anatomique identique. Quant au cavalier, rien ne lui manque pour se métamorphoser en saint Georges. Une sorte d’auréole plane sur sa tête et le geste est celui du chef des milices célestes, lorsqu’il s’apprête à frapper. Si j’insiste sur ce point, c’est qu’un fragment de cristal émaillé d’une lampe copte de la collection de M. le Dr Fouquet me fournit ici encore des éléments de comparaison. Ce fragment porte une figure de saint Georges esquissée en rouge sur fond d’émail bleu foncé. Le saint monte une haquenée blanche, caparaçonnée d’or et couverte d’une housse brune soutachée de jaune; son visage est d’or, ainsi que ses mains, conformément aux idées religieuses des Coptes1. Un manteau vert, liséré de rouge et de jaune, tombe de ses épaules à ses étriers, pareil à celui du cavalier de la Grün Gewôlbe de Dresde, et complétant le tout, une arabesque or à fleurs roses se tord dans les espaces restés libres, si fine qu’à certains endroits, où le fond s’est écaillé, il est difficile d’en suivre les enroulements.

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