CATULLE MENDÈS
e coup d'œil du pioa, Usant la République res avec un marmonnage studieux destiné ' le change. Car en ces temps, si éloignés et is à la fois, paraissait de quinzaine en quinte inimitable revue, où Mendès, Siivesfre, îoppée, DierSjHérédia, que sais-je! prêchaient onne parole, ceci pour la plus grande joie de Madeleine et de son serviteur, mais aussi pour rande indignation des cuistres qui trônaient ) : gens plus obstinés que des mulets, plus s q^ue des déments et plus bétes que bien des opimâtremeat résolus à écraser le germe géressenti au fond de nos âmes. Que de vers lis valut notre goût des beaux vers français! pour l'amour de ceux-ci nous copiâmes uns de ceux-là, numérotés 5, 10, 15, 20 et suite jusqu'à 500, tandis que les camarades mt, en la société des fantoches de Jules Verne, lir Samuel Fergusson qui resta en ballon aines, et le capitaine Nemo qui fit vingt mille us les mers, les loisirs de l'étude libre, le îl...
[ration des gamins sculpte son objet dans le
ravers la majesté de Imprécations a'Agar, i la splendeur de Pierre le Véridique où es sont pareilles à de frêles guirlandes tres- ■âquerettes, de boutons d'or, de myosotis et petites roses, Mendès m'apparaissait comme ce de dieu, tout en rayons, planant au-desfoule. Je me l'imaginaisclaustrô, ainsi qu'un ils du Ciel, au fond d'un farouche lyrisme, ait, muet solitaire, refusé aux regards des ; — car je ne doutais pas qu'il se tînt à l'éi conversation des hommes, faite, selon moi, iurerde nausées son absolutisme hautain de îternellement visité par la muse. Candeura lizième année, ingénues et saugrenues 1...
is ces apparences dénuées de complications
CATULLE MENDÉS HI <
que je me représentais l'être exquis» de douceur et i
de simplicité, qui devait devenir non seulement le plus fidèle de mes amis mais encore le plus délicieux et le plus jeune de mes camarades, et auq[uel je dois simplement tout, depuis l'argent que j'ai dans ma "^ poche jusqu'au peu de français que je parle. »
Gonscient de ma médiocrité, je m'en tiens à mes ridicules et n'emprunterai pas ceux de Gros-Jean disséquant gravement sur la place du village les pré dications de son curé. On attendrait donc vainement de moi une étude de l'œuvre de Mondes. L'œuvre de Mendôs est illustre ; elle a tous les titres à l'être. Âun autre de développer les « pourquoi > et les « parce que » de cette vérité première.
« Ai^si MeUy fai à cet égard mes petites idées de derrière la tète. Dieu sait si quelqu'un, plus que moi, goûte la sauvage grandeur du Soleil de Minuit, Vimention toujours heureuse des Contes épiques, la mélancolie éplorée des Soirs moroses et de Philomela. Ce n'est cependant pa>s, à mx)n sens, à ces pages supérieurement belles que M. Catulle Mendès devra son immortalité désormais hors de discussion.
4iNon.
< Il existe dans son œuvre vaste et touffue comme une forêt, un petit coin inondé de soleil, où s'épanouissent, au sein des herbes, les pavots et les fleurs des champs : lit voluptueux que se plut à dresser le poète, en sa libérale et invulnérable jeunesse, à l'intention des amoureux soucieux seulement de se baiser aux lèvres et qui s'égaient de leur m,utuelle inconstance. Cela a nom les Vaines Amours (i). C'est une succession de rondets d'une perversité discrète émaillée, par-ci par-là, de petites valeurs sentimentales ; car je l'avais
(1) Catulle Mendès, Poésies nouvelles. Charpentier et Fasquelle, éditeurs.