REDEMPTION
Mystère en quinze tableaux et en vers. Musique 4e scène de
M. Esteban Marti,
Théâtre des L&ttres (18 mars)
Je ne vois pas sans quelque déplaisir s'installer clans, les théâtres cette habitude de mettre la Bible, et l'Evangile, en pièce avec musique nouvelle. Un Carême est peut-être proche où, nous aurons, [oufles, la Fille de Jephtèy opérette, et, aux
■*.a, vaude- .sement, je .ux œuvres œuvres-là, lesse d'âme de l'avoir, de l'avoir; .éerait à la ur par la ême éclair ugo. Donc, rophétie au vangile, et abliance ni ion des di- B humains.
Incent qui, . douze son proprette- >n3 du mQft-
de en écrivant ce mystère en quinze tableaux. Successivement, nous avons, pour notre édification, vu les Bergers et les Rois Mages, et le petit Jésus entre Marie qui file et Joseph qui rabote, et tout l'auguste Conte, avec les rages impuissantes du Tentateur, qui, après deux ou trois échecs, devrait bien reconnaître enfin qu'il n'arrivera pas à détourner de leur devoir tous ces saints personnages-là. Bailleurs, il faut dire une clxose : c'est qu'il y a un enfant Jésus, ou plutôt uneenfantelette Jésus , — c'est M"« Desvergers, — qui est fort agréable à voir et bien propre à inspirer de ferventes dévotions; les longs bras de Mlle Bernac permettent à la sainte Vierge de nobles gestes hiératiques ; Mlle Daubrive, Marie-Magdeleine im peu grasse, semble plutôt à point pour le ciel de Mahomet que pour le paradis de Jésus ; et M. Raymond développe comme à l'ordinaire la belle gamme sonore de sa voix douce et forte. De sorte qu'on a très vivement applaudi. A la bonne heure. Vous m'en voyez charmé. N'importe, je m'habituerai difficilement à voir la Claque, même en soutane, rappeler Jésus-Christ.
MM. Alexandre Bisson et Sylvane.