‹ L'art au théâtre;Chapitre 52 sur 69 · LE PARTAGE · texte numérisé non relu

LE PARTAGE

Pièce en trois actes.

Théâtre du Vaudeville (30 octobre).

Très grand succès, et très légitime.

Une pièce parfaite ? Non pas.

Il y avait une fois une pièce parfaite ; tout le monde, je ne sais pour quelle cause, en a tout à fait oublié le titre, et' l'auteur, et la date où elle fut jouée.

Mais une pièce simple, forte, poignante, écrite d'un bon style de théâtre, — style si peu ressem-

blant au style poétique ou romanesque, bien qu'il soit capable, par des moyens différents, d'en égaler la beauté — et, en un mot, révélatrice d'un vrai auteur dramatique.

On a dit, on dira : « Encore Tadultère » I De tous les reproches qu'on peut adresser à l'œuvre de M. Albert Guinon, c'est celui où je m'accorde le moins. Eh I oui, l'adultère. Eh I oui, le mari, la femme et l'amant. Pourquoi pas ? Est-ce la faute du Théâtre si aujourd'hui ne diflFère pas d'hier, si demain ne différera pas d'aujourd'hui, si la vie ressemble à la vie ? Certes, d'autres sujets que Je lit conjugal bafoué peuvent tenter l'inspiration ou l'observation du poète dramatique. Il y a le rêve, surtout, le rêve, drame aussi, où les personnages sont des ombres de chimère sur le mur de la réalité I Et ce serait le Guignol idéal. Mais tant que Tamour et la trahison tortureront l'humaine faiblesse, le théâtre aura le droit et le devoir, tragique, d'en exprimer, d'en figurer les tortures, ou, comique, de les parodier. Il serait plaisant que M. Feydeau hésitât à mettre le mari, la femme et l'amant dans son prochain vaudeville du Palais-Royal, parce que Eschyle les a mis, déjà, en son auguste drame du théâtre de Bakkhos! Je m'insurge absolument contre l'idée qu'Othello et Sganarelle sont des obstacles à ce qu'il y ait désormais des jaloux et des cocus sur la. scène 1 Et c'est parce que le mépris l'atténue, que j'ai moins de colère contre les personnes qui prennent un plaisir malin, — malin mais bête et comparable à la satisfaction de l'Œdipe de Castelnaudary qui a deviné le mot de l'énigme pror posée par le supplément hebdomadaire du journal départemental, — à noter les ressemblances

de la pièce nouvelle avec les pièces de naguère. Qu'importe, je vous le demande un peu, que Le Partage offre des analogies avec beaucoup de comédies anciennes ou récentes, avec... j'allais citer une pièce de moi, depuis si longtemps oubliée... avec la Parisienne de M. Becque, avec Amoureuse de M. Porto Riche, avec la Provinciale de M. Paul Alexis ? Ne savez-vous donc point que Maison de Poupée, d'Ibsen, ressemble à la Révolte^ de yilliers de l'Isle-Adam ? La vérité, c'est que l'auteur dramatique peut, à cet inutile reproche, répondre comme le Pierrot du Festin. « Perdiguenne ! je te dis toujou la même chose, parce que c'est toujou la même chose ; et si ce n'était pas toujou la même chose, je ne te dirois pas toujou la même chose ». Il n'y aurait qu'un moyen de supprimer l'adultère au théâtre, ce serait d'obtenir que, désormais, dans la vie réelle, aucune femme mariée n'eût d'amant. Moyen dont la réussite, hélas! serait si déplorable ! Mais il n'y a pas lieu de s'alarmer.

Il reste un idéal à chaque auteur après tant d'autres auteurs, c'est d'être personnel en l'inévitable ressemblance, c'est de donner à entendre que, sous le masque banal, il y a comme un visage d'âme...

Louisette — la femme de Bernard Rougier — adore sa fillette. Simonne, court après les papillons, saute à la corde (ah I que M°^® Réjane saute bien à la corde ! et les bergeronnettes ne sont pas si légères par-dessus le fil de la Vierge tendu du houx à l'églantier 1 ), rit, ne cesse pas de rire, heureuse des arbres, du temps qu'il fait, et de la mer verte et bleue l Mais si elle est tant heureuse

que la voilà, ce n'est pas du tout à cause des choses dont elle semble raflfoler; c'est parce qu'elle a mis ses lèvres, tout à coup, dans le bois, près de Tocéan, aux lèvres de Raymond. Il y a un mari qui peut revenir d'un moment à l'autre, il y a des gens qui peuvent passer, il y a les hideux parents pauvres, guetteurs, avant l'héritage, de la suprématie dans la maison, il ty a la petite fille qui va revenir et s'écrier peut-être, voyant des lèvres jointes : « Je le dirai à papa » ! Les amants ne s'inquiètent pas du tout du péril, et ils sont imprudents, partant héroïques, et délicieux, puisqu'ils s'aiment. Ah 1 vraiment oui, ils s'aiment, et ils se le disent, longtemps, et j'éprouvais à les entendre une grande joie. Que M. Albert Guinon, par une subtilité que je ne blâme point, que je constate, et, peut-être par une honorable affectation de ne pomt renier ses origines, ait mêlé à cet exquis duo d'amour, — Louise tte et Raymond, — quelques maladresses de Théâtre-Libre, je ne le nie point I Mais, tout de même, dans ce duo il y a vraiment tout l'amour, des deux parts avoué, âme et corps, corps surtout — mais, quoi, il s'animalise, c'est-à-dire qu'il devient âme ! Et j'étais aussi surpris que charmé. Car, enfin, depuis un temps, on ne parle plus du tout d'amour au théâtre ; dès que l'amoureux se rue aux pieds de celle qu^il adore, et va dire quelque chose qui sera peut-être de la passion, le domestique entre, portant une lettre sur un plateau de vermeil ; ce n'est pas, croyez-le, qu'il était nécessaire, en effet, qu'on apportât cette lettre; mais l'auteur (dame ! que voulez- vous I tout le monde n'est pas le Shakespeare dubalcon de Juliette, où Roméo parlerait quatre semaines durant) l se sentait incapable de

continuer l'imprudence d'avoir, dès le début, manifesté qu'il irait jusqu'au bout. Vous pouvez lire, dans tous les contes orientaux, que les eunuques sont pleins de malice. De là le Métier Théâtral. Et ce sont ces malices qu'on nomme aujourd'hui les ficelles — bien superfljies puisqu'elles n'ont rien à soutenir. En résumé, M. Albert Guinon, non sans quelque « rosserie », dont il semble à dater sa pièce, nous a donné une scène adorablement tendre. Mais je me demande pourquoi il s'est acharné à faire de Raymond un neurasthénique issu d'un garde national du siège de Paris, — un fils de la Défaite ! Cette spécialisation de caractère était inutile, ou à peu près inutile, eu cette pièce, puisque Raymond y dira les paroles, y fera les actions que tout jeune homme, n'importe lequel, en les mêmes circonstances, eût dites, eût faites. Peut-être Pauteur, en insistant sur l'excuse que se donne, en ce temps, la normale veulerie humaine, a-t-il voulu montrer qu'il était tout à fait, comme on dit, dans le train ? Il y a quelque grâce naïve en ce provincialisme.

Le mari, inopinément, surgit.

Vous riez? Oui, oui. Voici évidemment le plus banal des moyens dramatiques. C'est « théâtre » jusqu'au nâvrement que le mari arrive, tout juste au moment où il fallait qu'il vînt. Mais, quoi, nous avons tous en nous un Sardou qui sommeille ; et le premier acte de Le Partage^ encore qu'il ait dû une part de son succès à un métier que nous méprisons, est net, fort, et ardent.

Un instant, j'ai pu, au second acte, redouter que le ferme propos de l'auteur s'avachît en banalité. La tartufferie conventionnelle de la cousine Agathe, balzacienne parente pauvre enca-

naUlée dans le vaudevillisme du Testament de César Girodoty la résignation égoïste et sournoise de son mari, vieux prix de Rome aflfalé dans le bien-être de la fainéantise, — et ici j*ai surpris une intention d'ironie, fâcheuse, car il ne faut jamais rire des Ratés I — n'étaient guère que de l'observation qui se souvient ; mais tout à coup l'auteur a reconquis ma confiance, par la brutale et irritante, mais très neuve scène, où jyjme Talvande, la mère de Raymond, déchirée de jalousie, veut arracher son fils à la femme qu'il aime, et, dans l'excès de son exaspéré désespoir, va jusqu'à menacer celle-ci de tout dire au mpri. Le public a regimbé, quelque peu. Il a eu tort. Il faudra bien qu'il s'accoutume à entendre la vérité. Et elles existent, en effet, les mères, — oui, elles existent, — qui, toutes brûlantes de la passion d'un inconscient inceste, ne veulent pas partager l'homme qu'elles firent avec aucune femme, épouse ou maîtresse. Il y a des mères, adroites et circonspectes ménagères de l'avenir filial, qui tolèrent volontiers, et même favorisent les amours de leur enfant, si ces amours demeurent dans l'honnête mesure, évitent le scandale et ne coûtent point cher ; et, même, puisqu'il faut que jeunesse se passe, elles ne dédaigneraient pas de consentir au rôle de prudente entremetteuse. Mais il y en a d'autres, surtout parmi les veuves, qui veulent garder leur fils tout entier et n'admettent point qu'on le leur prenne. Il est à elle, puisqu'elles l'enfantèrent, et eUes prétendent que longtemps même après le berceau l'unique amour du fils les salarie des douleurs fécondes du lit. Elles sont comme des branches qui voudraient garder leurs fruits même mûrs.

Y a-t-il en l'amour de ces mères un commencement de crime ? non. Y a-t-il en cet amour la dilection spéciale d'un sexe pour Pautre sexe? oui; et, selon le très beau mot de M. Albert Guinon, les plus irréprochables femmes n'embrassent pas leurs fils âgés de vingt ans comme elles embrassent leurs filles. Très hautement je loue Pauteur de le Partage d'avoir dit cela, non sans témérité, car il devait bien se douter de l'étonnement et de la répulsion presque, qu'en éprouveraient les bonnes mères de famille des répétitions générales et des premières représentations, qui n'admettent l'amour maternel que selon les rôles de M""^ Marie Laurent. Mais je le blâme de ne pas avoir osé toute son audace; la mère a menacé d'avertir le mari, pourquoi n'accomplitelle point sa menace? Telle qu'elle est,eUe le pouvait, elle le devait; et je déplore Tatténuation de caractère qui la décide à ne parler qu'à la parente pauvre, convoiteuse de la suprématie dans la maison. Ça, c'est de la malice, de la convention, en un mot, du « théâtre. »

Mais une scène admirable en surgit, une scène qui place M. Albert Guinon au premier rang des auteurs dramatiques.

Le mari ayant des soupçons, les amants, Raymond et Louisette, se trouvent à un de ses moments de la vie où l'on voit toute sa vie. Parce qu'ils se rencontraient si souvent dans la maison maritale, parce qu'ils se rejoignaient si souvent dans la petite chambre adultère, ils ne savaient pas, éperdus de leur bonheur, qu'ils en souffraient : mais, sur le point de le perdre, ils s'aperçoivent qu'ils en meurent. Toutes les rages' du baiser partage gonflent, à le rompre, le cœur de Raymond,

et Louisette crie en un déchirement d'âme cette parole sentimentalement sublime : « Tu te plains de me partager, que dirais-tu donc si tu étais celle qu'on partage ! » Ici est l'œuvre de M, Albert Guinon, ici éclate l'expression, neuve par la passion personnelle, et en la forme, de l'épouvantable angoisse que les plus sincères amants adultères n'osent pas s'avouer l'un à l'autre. Raymond et Louisette avouent, lamentablement, désespérément. L'auteur les oblige à tout dire ; Raymond se souvient des languissantes résistances, d'abord, de sa maîtresse, les lendemains des nuits où Louisette n'a pas dormi seule dans le lit conjugal ; et, maîtrisée elle-même par l'horreur de la réalité, elle n'ose pas nier, haletante d'épouyante, le plaisir où elle déshonora son bonheur. Voilà qui est vrai, voilà qui est terrible, voilà qui est beau. Et quand, le mari s'étant précipité, Louisette tombe, mi-morte, c'est effrayant de la voir étendue entre ses deux hommes. Je ne me souviens pas d'avoir éprouvé au théâtre, une émotion plus profonde ; et c'est — suprême éloge — à la logique même de la passion que je la dois.

Le malheur, c'est que les pièces comme cellesci, où tout le monde a raison, le mari, la femme et l'amant, puisque tout le monde y agit selon l'inéluctable nécessité de son tempérament, ne sauraient s'achever en un dénouement qui conclurait d'une façon générale. C'est le drame sans issue, c'est la tragédie impasse. Une seule porte de sortie : celle du cimetière. Puisqu'il était impossible qu'il en fût autrement, je ne saurais blâmer M. Albert Guinon d'avoir tout à coup révélé que Louisette avait une maladie de cœur et qu'elle allait en mourir prochainement, à cause

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des émotions qu'on lui fit subir. Et le dernier acte est surtout une. agonie de jeune femme en peignoir de dentelle. Que de « théâtre » encore : fa femme de chambre dévouée qui obôerve et s attendrit ; la digne sœur do chante qui fait le Ut, tire les draps, dispose les coufsins, et aide Madame, èplorée, à se traîner jusqu'à a chaiae-loncue : c'est ce qu'on a vu cent fois, c'est la fin de la Vie de Bohême, c'est la fin de l^Dame aux Camélias; et, en général, il y a quelque facilite déplorable à nous émouvoir, nous qui mourrons, parce que quelqu'un meurt. Eh 1 oui, on le sait bien, cela existe, l'agonie; mais, avec une facheuse condescendance au désir bien naturel des émules de Sarah Bernhardt, de mourir avec grâce, il y a, dans les pièces où s'attarde le dernier soupir, comme une escroquerie d'émotion que je réprouve absolument. Et je suis convaincu que M. Albert Guinon ne s'en serait pas rendu coupable, s'il n'y eût été obligé. . • ,• „ „; D'ailleurs, en ce dernier acte,— la rostnction cidessus indiquée demeurant entière, --so manifesta nettement la volonté de l'œuvre . C'est le Partage qui est le nom do ce drame; eh bien ! l'horreur du partage, et aussi la consolation du partage, va se manifester devant la mort. Je ne m'attarde pas un instant aux complots bébétes de la cousine Agathe, auxsensibleries de la femme do chanibre, m a la facile amertume provoquée par la petite flUe qui, B«r es trenoux de sa mère mourante, ne songe qu à aller louer au Parc-Monceau. Mais j'admire 1 auteur traRioue qui a voulu, et réalisé, que le mari et l'amant aient dhacun leur part du dernier soupir de colle qu'ils aimèrent 1 M. Albert Guinon a eu un grand tort, celui d'amener cette scène finale,

admirablement poignante et douloureuse, par un vil moyen élégiaque. C'est la mère de Raymond qui, repentante et sanglotante, vient demander au mari d'admettre son fils, l'amant, au partage de la mort.

Outre que, même au point de vue du théâtre, il était imprudent de mêler à la sympathie assurée à cause d'un injuste trépas, une personne qui, à la plupart du public, avait pu paraître antipathique, il était lâche de ne pas affronter face à face le péril du dénouement.

Ah ! la terrible et forte scène que Ton aurait pu faire ici l C'est la première fois que je me permets de conseiller un auteur dramatique, et c'est la dernière. Mais je ne puis me tenir de dire ce que je pense. Pas de cousine, pas de cousin, pas de femme de chambre, pas de nonne, pas d'enfant, mais, seule dans son lit, à côté de l'époux plein de miséricorde, la mourante amoureuse ; et, alors, l'amant serait entré, pas annoncé, pas prévu ; il aurait dit au mari : « Oui, c'est moi, c'est effroyable que je sois ici, il faut que j'y sois. Tout à l'heure, demain, n'importe quand, vous me tuerez, ou je me tuerai moi-même ; seulement il y a quelqu'un qui va mourir, il y a dans ce lit une femipe qui va mourir, et qui mourra moins désespérément si vous permettez qu'elle me voie. Parce que notre amour vous fut une. offense, ce n'est pas uile raison pour qu'il ne lui soit pas une consolation, la dernière. Permettez-moi de la voir; puisqu'elle meurt, vous pouvez encore avoir de la colère, mais vous ne pouvez plus avoir de la jalousie. Je vous conjure ne l'autoriser à ne pas mourir dans la peur de de plus être aimée. » Et le mari, qui n'eût pas

été ridicule parce qu'il aurait été sublime, aurait répondu en montrant la chaise à côté du lit mortuaire : € Oui, Monsieur, soyez là. » Ah! que j'aurais aimé que M. Albert Guinon poussât jusqu'à ce point la réalisation de sa pensée. Je me hâte de dire que bien qu'amenée par un moyen différent de celui que j'eusse préféré, la scène sflnale n'en est pas moins remarquable ; et peu de moments au théâtre sont plus effrayants et plus augustes que celui où, la jeune femme mourant, l'amant et le mari, en un échange de regards, partagent le dernier regard d'elle.

Cette belle pièce est très bien jouée. Il m'a semblé que M™° Marïe Samary — la mère, M"^ Talvande — avait comme une peur de son rôle; je pense qu^elle l'eût fait plus facilement accepter si elle l'avait joué avec moins de restriction, avec plus de méridionale chaleur. M. Mayer, dans le personnage du mari, est admirable, tantôt par la simple bonhomie un peu grossière, tantôt par rintejisité de l'angoisse contenue. L'élégance, parfois ardente, de M. Magnier, l'amant, a beaucoup plu aux dames. Il y a des intentions de réalité dans le jeu câlin à la fois et sec de M""^ Henriot, la parente pauvre, et d'amusantes naïvetés d'égoïsme dans celui de M. Lagrange, musicien affalé. Mais il faut surtout vanter M"'^ Réjane. On sait que d'ordinaire je ne laisse pas que d'être un peu injuste envers elle ; je lui en veux, — dame, je suis orfèvre, — d'avoir plus d'une fois tenté, sans réussite, l'art de la diction lyrique, qui n'est point du tout son affaire. Mais comme, dans le Partage, elle a su être gaie, vive, tendre, et chaleureusement amoureuse, et sensuellement éprise. Il ne me souvient pas de

l'avoir vue dans aucun rôle aussi parfaite qu'elle s'est montrée en celui-ci. Môme, j'entendais dire autour de moi qu'elle était un peu trop parfaite, qu'elle eût été plus admirable, en effet, si elle avait été un peu moins admirable. Voilà de vaines paroles. Le fini du métier n'est point du tout un obstacle au primesaut de l'émotion; ce qui résulte, pour M"^ Réjane, de cette soirée, c'est que, de toutes les femmes qui savent mourir en scène, — j'excepte Sarah Bernhardt, qui n'y met point tant de façons, — elle est celle qui sait le mieux y mourir. Les beaux yeux des Parisiennes sont encore rouges des larmes de sa mort. Quant à la pièce, elle ne mourra point.

H. Burani, musique de H. Wormser.

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