‹ L'art byzantinChapitre 100 sur 151 · FIG. 71. ÉMAUX DU RELIQUAIRE DE LIMBOURU · texte numérisé non relu

FIG. 71. ÉMAUX DU RELIQUAIRE DE LIMBOURU

(Didron, Annales archéologiques.)

de l'art d'alors, leur attitude est grave; elle offre un peu de rudesse et de raideur; mais, en examinant de près

2i6 L'A RT BYZANTIN.

ces figurines, on y voit une telle délicatesse de formes qu'elles rappellent les ouvrages de Tantiquité. Le jet des draperies peut rivaliser avec rexécution classique *. » Malheureusement, un dessin, si exact qu'il soit, ne saurait donner une juste idée de ces œuvres, puisqu'il supprime le coloris qui en fait le charme.

La couronne dite de Saint-Etienne, conservée à Bude, est moins ancienne, ainsi que l'indiquent les figures de Michel Ducas (1071-1078) et de son frère Constantin, reproduites sur deux des plaques d'émaiL Des images du Christ, des archanges et de divers saints en décorent le pourtour. Ce sont encore des sujets du même genre, mêlés à quelques compositions plus développées, qui se voient sur un reliquaire byzantin conservé également en Hongrie, dans la ville de Gran. La France possède aussi un certain nombre d'émaux byzantins, mais de moindre importance ou de date moins sûre. Obligé de choisir entre des œuvres nombreuses, j'ai dû me contenter de signaler rapidement les plus belles.

La fabrication des riches étoffes, si florissante déjà dans la période antérieure, s'était encore développée 2. Il est sans cesse question, au moyen âge, des tissus brodés ou brochés que multipliait l'industrie byzantine. L'introduction de la culture de la soie dans l'empire avait fourni en plus grande abondance aux artisans les matières premières sur lesquelles s'exerçaient leur habileté et leur goût. Aussi n'était-ce point seulement à

Page 1