Voy. plus bas, p
2. Sur ces mosaïques et sur les édifices de la Terre Sainte, voy. De Vogué, les Églises de la Terre Sainte, 1860. « Les figures ont du mouvement, de la naïveté et ne manquent pas d'une certaine grandeur : elles sont fort supérieures aux peintures romanes du xii" siècle. » M. de Vogué y reconnaît cependant une certaine influence latine. Voy. aussi J. Durand, les Peintures de l'église de Bethléem.
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talent point un fait isolé : le moine grec Phocas, visitant Jérusalem en 1 177, en signale dans d'autres églises, et celles du Saint-Sépulcre, dont il ne reste plus que de faibles débris, existaient encore en grande partie au xvn^ siècle.
Cette collaboration des Grecs et des Latins se retrouve sur d'autres œuvres. Pour n'en citer qu'un exemple, elle est sensible sur un ivoire qui fut exécuté en Palestine pour la princesse Melisende : les costumes y sont tantôt latins, tantôt grecs, et les deux styles s'y mêlent ^.
L'alliance serait-elle devenue plus étroite, le royaume de Jérusalem aurait-il servi de centre à un art tout ensemble mixte et originaP? Sa durée fut trop courte; et, bientôt après, c'était la capitale même de l'empire qui devenait le but des entreprises des croisés.
En i3o3, quand les Latins arrivèrent devant Constantinople, la splendeur de cette ville, où depuis tant de siècles les monuments se multipliaient et se pressaient les uns sur les autres, frappa leur esprit de stupeur. « Or vous pouvez savoir qu'ils regardèrent beaucoup Constantinople ceux qui ne l'avaient jamais vue; car ils ne pouvaient penser qu'il pût être en tout le monde une si riche ville, quand ils virent ces hauts murs et ces riches tours dont elle était close tout entour à la ronde, et ces riches palais et ces hautes églises, dont il y avait tant