‹ L'art byzantinChapitre 107 sur 151 · Cahier et Martin, Nouveaux Mélanges d'archéologie, t. II · texte numérisé non relu

Cahier et Martin, Nouveaux Mélanges d'archéologie, t. II

2. On trouvera d'intéressants détails sur ce mélange des deux civilisations grecque et latine et sur l'influence qu'en ressentirent les arts dans l'ouvrage de M. Rey, les Colonies franques de Syrie aux xn« et xni<^ siècles, i883.

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FICo 7<î. IVOIRE DE MF. LISENDE.

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que nul ne le put croire, s^il ne l'eût vu de ses yeux, et la longueur et la largeur de la ville, qui entre toutes les autres était souveraine. Et sachez qu'il n^ eut homme si hardi à qui la chair ne frémit ^ » Mais bientôt commencèrent les désastres; toute une série d'incendies consumèrent une partie de la ville ; « les barons de Tarmée en furent bien tristes, et eurent grande pitié de voir ces belles églises et ces riches palais s'effondrer et s'abîmer, et ces grandes rues marchandes brûler à feu ardent »; et, en une seule fois, « il y eut plus de maisons brûlées qu'il n'y en a dans les trois plus grandes cités du royaume de France. »

Ce fut bien pis quand les croisés s'emparèrent enfin de la ville. Toutes ces merveilles qui s'entassaient dans les trésors des palais et des églises furent pillées. A Sainte-Sophie, l'autel, orné d'émaux et de pierres précieuses, fut brisé en morceaux que se disputaient les soldats; l'ambon, l'iconostase furent dépouillés de leurs revêtements d'or et d'argent. Les soudards faisaient entrer jusque dans l'église les mulets qu'ils chargeaient du butin sacré, tandis que, sur le trône du patriarche, chantait et dansait une fernme de mauvaise vie. Les images du Christ et des saints n'étaient même pas respectées ; on s'en servait comme d'escabeaux. On ne s'arrêta point là; on viola les tombes impériales aux Saints-Apôtres pour les dépouiller de leurs richesses. Enfin, les chefs-d'œuvre de l'art antique, enlevés dans tout le monde grec afin d'orner Constantinople, ne trouvèrent point grâce devant la

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