‹ L'art byzantinChapitre 110 sur 151 · FIQ 78. — JEAN CANTACUZÈNE ET SA COUR · texte numérisé non relu

FIQ 78. — JEAN CANTACUZÈNE ET SA COUR

(Bibliothèque nationale.)

artistes se sentaient-ils mieux en verve quand il fallait traiter ces sujets où ils n'avaient point à compter avec lïTtradition religieuse. Toujours est-il que, si Part n'offre

plus la même valeur générale qu'aux siècles antérieurs, les œuvres de mérite se rencontrent encore.

Dans la grande peinture décorative, il semble même qu'il y eut alors comme un essai de renaissance qui ne fut point tout à fait stérile. A Salonique se forma une école célèbre, dont il sera question dans le chapitre suivant. A Constantinople travaillaient aussi des artistes qui ne manquaient point de talent. On en voit la preuve dans une église voisine de la porte d'Andrinople (aujourd'hui Kakrieh Djamissi). Elle fut restaurée, sous le règne d'Andronic II (i 282-1 328), par le grand logothète Théodore Metochita, qui la fit orner de mosaïques : l'une d'elles le représente même agenouillé devant le Christ. Dans le narthex et à l'intérieur de l'église se voient les miracles du Christ et de nombreuses figures de saints. Le travail de ces mosaïques est si remarquable qu'on a pu les comparer aux œuvres de l'école de Giotto ^ Au xiv^ siècle, Jean Paléologue en faisait encore exécuter à Sainte-Sophie, puisque sa figure s'y trouve mêlée à des œuvres plus anciennes restaurées par ses soins. Même en dehors de la capitale et des couvents du mont Athos, l'art de la mosaïque était çà et là cultivé : c'est ce que montre la décoration de l'église du monastère de Daphné, près d'Athènes, qui fut reconstruit probablement sous la domination latine. Sur les pendentifs de la coupole sont représentés l'Annonciation, la Nativité, le Baptême, laTransfiguration*.

1. Levai, les Principales mosaïques, peintures et sculptures existant à Kakrieh Djami, Constantinople, 1886.

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