LES ARTS DANS LES MONASTERES DU MONT ATHOS
Si Tart byzantin, à partir du xiii^ siècle, n'a guère fait que décroître, sa vieillesse a du moins trouvé une retraite assurée au fond des monastères. Là, mieux à Tabri des révolutions politiques et des invasions étrangères, il s'est maintenu jusqu'à nos jours, restreint désormais à la reproduction incessante des mêmes sujets religieux. Peu à peu la force créatrice qui l'avait animé pendant les siècles précédents s'est éteinte, et il s'est survécu en quelque sorte à lui-même. Pourtant les fruits de sa décadence ne sont point sans intérêt, grâce à cette fidélité même avec laquelle les oeuvres nouvelles répètent souvent les œuvres plus anciennes.
Parmi ces monastères, il n'en est point de plus justement célèbres que ceux du mont Athos, ou, pour parler comme les Grecs orthodoxes, de la montagne sainte. Groupés sur un des bras de la presqu'île de Chalcidique, ils forment une république monastique qui, même sous la domination turque, a conservé une demi-indépendance. Bien des voyageurs ont décrit le