‹ L'art byzantinChapitre 117 sur 151 · LIVRE IV. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE II

iantérieurs ; formé sous des influences diverses , Part byzantin en a conservé la marque Jusqu'à nos jours. Mais il semble d'abord qu'il soit difficile de concilier la coexistence de ces éléments opposés avec l'uniformité si remarquable que présente la décoration des églises. Aussi est-on amené à croire qu'il y eut un moment où s'opéra un travail de coordination et où l'art byzantin s'arrêta à des formes dans lesquelles il s'est fixé depuis presque complètement.

Quand eut lieu cet événement important? Les fresques datées ne nous font guère remonter, on l'a vu, qu'au XVI'' siècle, et si alors le style en est souvent meilleur, plus franc, plus original, l'iconographie est à peu près telle à cette époque qu'aujourd'hui. Si l'on rapproche ces données de ce que nous ont appris les monuments antérieurs au xiii"' siècle, on serait donc, cette fois encore, amené à placer vers cette dernière époque la constitution définitive de l'iconographie byzantine ^

En 1839, Didron, lors d'un voyage au mont Athos, fit une découverte fort importante et qui parut aussitôt de nature à éclairer l'histoire de l'art. Il avait été frappé de la rapidité extraordinaire avec laquelle travaillait sous ses yeux un peintre athonite. a II esquissait ses tableaux comme de mémoire ou d'inspiration. En une heure, sous nos yeux, il traça sur le mur un tableau représentant Jésus-Christ donnant à ses apôtres la mission d'évangéliser et de baptiser le monde. Le Christ et les onze autres personnages étaient à peu près de grandeur naturelle. Il fit son esquisse de

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