‹ L'art byzantinChapitre 138 sur 151 · LIVRE V. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE V. — CHAPITRE II

Si de la Sicile nous repassons sur le continent, dans les provinces du Sud, l'influence byzantine se manifeste de fort bonne heure. A la fin du viii* siècle, Arighis, duc de Bénévent, faisait construire une église de Sainte- Sophie « sur le modèle de celle qu'avait élevée Justinien*. » Plus tard, en maints endroits, à Bari, à Canosa, à Molfetta, etc., se retrouve encore la coupole, mêlée à des formes latines. Pour la décoration on eut parfois recours aux Grecs. Un passage bien souvent cité de la chronique de Léon d'Ostie 2 montre Didier, abbé du Mont-Cassin, qui, vers le milieu du xi« siècle, fait venir de Byzance des mosaïstes et des sculpteurs, l'Italie ayant délaissé ces arts depuis plus de cinq cents ans. Pendant longtemps beaucoup d'écrivains ont accepté, sans autre enquête, ce témoignage si nettement formulé: ils ont cru que toute culture artistique s'était éteinte dans le sud de l'Italie, que la peinture et la sculpture n'avaient commencé à y renaître qu'au xi« siècle, par l'intervention des artistes byzantins. Des recherches nouvelles ont fait justice de cette erreur; les archéologues italiens ont exploré leurs vieux édifices et, en plusieurs endroits, ils ont signalé des oeuvres qui attestent la persistance d'écoles locales du vi« au xii^siècle^. Malheureusement,

alla fine del 5eco/o xiv, t. II, p. 36-i 21, qui signale aussi l'influence byzantine sur les peintures murales de la Sicile, ibid., p. 129-137.

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