Rerum Langob. et Italie. Scriptores, éd. Waitz, p
2. Chronicon Casinense, 1. III, c. xxix. — Sur ce passage et sur les travaux de Didier au Mont-Cassin, voy. Caravita, / Codici e le arti a Monte-Cassino, t. I", 1869, p. 180-222; Schnaase, t. IV, p. 700 et suiv.
3. Caravita, Salazaro, ouvr. cités. Les monuments de l'Italie du Sud avaient déjà fait l'objet de deux grandes publications:
le zèle même de leur patriotisme les a parfois entraînés trop loin ; quelques-uns ont presque nié Tinfluence byzantine ou ne lui ont attribué qu''un rôle funeste. C'est aller contre Tévidence, et les monuments mêmes qui ont été publiés par les défenseurs de cette opinion prouvent que l'art était fort imparfait en Italie, alors que dans l'Orient grec il atteignait à tout l'éclat de son développement. Pour bien juger en pareil cas, il faudrait connaître les deux termes de la comparaison et ne point s'imaginer, ainsi que l'a écrit l'un d'entre eux, que « les peintures byzantines, en général, font preuve d'une très grande pauvreté et servilité. » Si des documents incontestables montrent que des princes, des évêques, des abbés ont fait appel à diverses reprises aux artistes byzantins, n'est-on pas en droit de supposer qu'ils les trouvaient plus habiles que leurs compatriotes? Cependant, et sur ce point les revendications sont justes, ces étrangers ont trouvé en Italie des peintres indigènes qui, malgré l'incorrection de leurs œuvres, n'étaient pas sans valeur. Ce qui leur manquait, ce n'était point le goût du beau, mais une éducation meilleure. Ils surent profiter du séjour des artistes grecs, ils étudièrent leurs ouvrages, mais ils ne tombèrent point dans une imitation absolue et conservèrent un caractère personnel. Parmi les peintures que M. Salazaro a si bien reproduites, beaucoup, selon moi, attestent l'influence byzantine en même temps qu'elles s'en écartent sur certains
Schulz, Denkmaler der Kiinst des Mittelalters im Sud. Italien, 1860; Huillard-Bréholles, Monuments de la domination des Normands dans le sud de l'Italie.