‹ L'art byzantinChapitre 142 sur 151 · FI G · texte numérisé non relu

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PEINTURE DU CIMETIÈRE DE GENEROSA. (Rome.)

plus étrange façon. D'ailleurs, ainsi que Ta remarqué Vitet dans ses fines études sur les mosaïques de Rome, il faut faire ici la part de l'élément latin et de l'élément barbare. « Le travail, dit-il, est barbare, vraiment barbare, enté sur vieux fond romain et mi-parti de byzantin; voilà ce qui ressort des détails aussi bien que de l'ensemble de ces mosaïques*. »

Du ix^ au X* siècle, les oeuvres de ce genre manquent, mais toute une série de peintures murales montrent que

I. Vitet, les Mosaïques chrétiennes de Rome. Sur les mosaïques de Grotta-Ferrata, près de Rome, où l'influence byzantine est évidente, voyez Frotingham, Ga:^ette archéologique, i8.S3.

jo5 L'ART BYZANTIN.

l'influence grecque tendait plutôt à s'afiaiblir. Les plus remarquables sont quelques-unes de celles qui décorent l'église souterraine de Saint-Clément, découverte il y a vingt-cinq ans : or on y constate que, vers le xi^ siècle, s'était formée une école plus originale et plus habile, qui produisait des œuvres où se rencontre parfois quelque mérite ^

Au xir et au xiir siècle, l'art de la mosaïque se révèle à Rome avec un nouvel éclat. M,, de Rossi, dans ses beaux travaux sur les mosaïques romaines, donne à l'école qui se forme alors le nom d'italo-byzantine et, d'accord avec Vitet, il en rattache l'origine à ces maîtres grecs qu'au siècle précédent l'abbé Didier avait appelés au Mont-Cassin. Les œuvres en sont assez nombreuses : les décorations absidales de Sainte-Marie du Transtévère, de Sainte-Francesca Romana, de Saint-Clément, etc. datent de cette époque*. D'ailleurs les artistes qui les ont exécutées ne sont point de simples copistes; s'ils empruntent à l'Orient des types et des compositions, ils y ajoutent des qualités personnelles. Ils n'ont même point oublié le passé artistique de leur patrie et, dans Tornementation, ils conservent ou reprennent les modèles que leur offraient les œuvres romaines du iv*^, du v% du vi' siècle ^. Par eux l'influence byzantine ainsi modifiée se maintint à Rome jusqu'au temps même oîi y vint Giotto. Pietro Cavallini, qui, vers 1291, acheva

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