‹ L'art byzantinChapitre 145 sur 151 · Gesta episcorum Cameracensiiim, I · texte numérisé non relu

Gesta episcorum Cameracensiiim, I

3. Moine de Saint-Gall, 11,17; Francisque Michel, 1. 1'"", passim.

prunta à POrient les professeurs chargés de former en Gaule des architectes et des peintres? Rien ne le prouve avec certitude. Si, par quelques côtés, le dôme d'Aix-la- Chapelle rappelle Parchitecture byzantine, il semble que ce soit surtout à Ravenne que Charlemagne en ait pris le modèle. La peinture des manuscrits, qui alors se développe en Occident, ne porte point trace tout d'abord de Pinfluence grecque : c'est ce que montrent les manuscrits décorés parGodescalc à la fin du vni® siècle. Au siècle suivant, les artistes paraissent connaître les manuscrits enluminés de Byzance; ils s'en inspirent quelquefois, mais sans les copier. L'esprit qui les anime est d'ailleurs tout différent : ils s'attachent moins à l'harmonie et à la belle ordonnance des compositions, souvent leur dessin est très incorrect, leur coloris terne et faux, mais, sous ces maladresses, on sent un amour très vif de la vie et du mouvement.

Dans Pépoque qui suit, l'architecture romane naît et grandit. C'est une question encore fort obscure que celle des rapports qu'elle a eus avec l'architecture byzantine. Les découvertes de M. de Vogué en Syrie ont apporté de nouveaux éléments pour la solution de ce problème : Viollet-le-Duc, frappé des analogies qui existent entre nos églises romanes et celles de ce pays, reconnaissait une influence orientale dont il plaçait l'action postérieurement à la première croisade; M. de Vogué pense qu'il faudrait remonter plus haut, et que déjà au ix^ siècle quelques édifices du midi de la France porteraient la trace de ces importations*.

I. Architecture civile et religieuse de la Syrie. Introd., p. i8 et suiv.

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