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(D'après les Annales archéologiques de Didron.)
ja L'ART BYZANTIN.
généralement plus heureuse en favorisait le développement. Au lieu de reproduire toujours les mêmes modèles avec moins d'intelligence et moins de soin, les architectes grecs ne cessaient de les modifier et de les perfectionner.
Les mêmes tendances dirigeaient les arts décoratifs. La peinture proprement dite nous est alors connue par trop peu d'oeuvres pour qu'on en puisse Juger bien exactement. Mais les auteurs de cette époque, lorsqu'ils nous parlent de fresques ou de tableaux, indiquent fort bien que les artistes avaient abandonné en partie les anciens sujets. Dans TAncien et le Nouveau Testament, ils s'attachaient plus à l'histoire; ils en reproduisaient les épisodes sur les parois des églises en suivant l'ordre chronologique, et c'est ainsi que se forma un système de décoration qui s'est maintenu jusqu'à nos jours. « Dans le temple, de chaque côté, écrit alors saint Nil, on couvrira les murs de scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, peintes par un bon artiste; ainsi ceux qui ne connaissent pas les lettres et ne peuvent lire les saintes Écritures apprendront par ces peintures les belles actions de ceux qui ont servi Dieu fidèlement ^ » Les murs de l'église se transforment donc en une vaste histoire sainte enluminée. C'est pour obéir à ce même goût qu'on retrace fréquemment les scènes de martyre que les premiers artistes chrétiens évitaient d'offrir aux yeux. On ne craint même pas d'en accuser le caractère cruel et de les traiter avec une sorte de réalisme brutal. Un écrivain du iv» siècle décrit des peintures qui repré-