‹ L'art byzantinChapitre 40 sur 151 · Labarte, t. II, p. 2 et suiv · texte numérisé non relu

Labarte, t. II, p. 2 et suiv

2. Labarte, Recherches sur la peinture en émail, i856; Histoire des arts industriels, t. III, 1864; De Lasteyrie, VElectrum des an' ciens était-il de l'émail? iHbj, etc. »

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il paraît bien établi, grâce aux recherches de Labarte, qu'on remployait à Constantinople. Lorsque les écrivains byzantins décrivent ce merveilleux autel de Sainte-Sophie, composé de matières précieuses qu^on avait fait fondre ensemble, ils indiquent, bien que fort mal, la fabrication des émaux qui décoraient les parements d'or de cet autel. Plusieurs des portes de Sainte- Sophie étaient émaillées. Dans le palais, les plats d'or qui composaient la vaisselle de Justinien étaient ornés d'émaux qui représentaient les victoires de l'empereur.

Les Byzantins semblent n'avoir guère connu que les émaux cloisonnés. L'emploi même de ce procédé a permis de supposer qu'ici encore les Orientaux avaient été leurs maîtres, car Fémaillerie cloisonnée paraît avoir été pratiquée, dès une époque fort ancienne, par les peuples du centre de l'Asie.

Possédons-nous encore des émaux byzantins qui soient certainement antérieurs aux iconoclastes? D'après Labarte, on devrait l'admettre pour quelques-uns des bijoux trouvés à Tournai dans ie tombeau du roi franc Childéric, père de Clovis. Il en serait de même de certaines pièces du trésor de Monza en Italie, et notamment d'une croix d'or. Mais ce dernier objet ne peut guère être cité comme exemple; on n'y trouve point d'émaux enchâssés dans des cloisons, mais seulement des dessins en creux remplis de nielles. A vrai dire, si l'on tient à rattachercettecroixàl'émaillerie, on serait mieux fondé à y voir le procédé du champlevage. Sur tous ces monuments on ne doit se prononcer qu'avec réserve : si les objets du tombeau de Childéric sont de date certaine, la provenance en est discutée;

çjî L'ART BYZANTIN.

d'autre part, si la provenance de quelques-uns des

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