‹ L'art byzantinChapitre 42 sur 151 · LIVRE II. — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE III

et les figures dont elles sont décorées qui doivent attirer notre attention. Or, à ce point de vue, elles se classent en deux catégories. Beaucoup étaient imitées des étoffes de PAsie, dont la vogue, déjà fort grande dans Tantiquité, n'avait point cessé au moyen âge. Là reparaissaient toutes ces combinaisons étranges que reproduisaient de temps immémorial les artistes orientaux. « OiU y voyait des griffons mêlés avec des roues grandes et petites, des basilics, des licornes, des paons, tantôt seuls, tantôt montés par des hommes, des aigles, souvent mêlés avec des roues, des faisans, des hirondelles, des canards, des éléphants, des tigres, des léopards et d'autres animaux de la Perse et de Tlnde, des pommes d'or ou oranges, des buffles, des roses grandes et petites, des fleurs diverses, des arbres et des arbustes, des palmes, des lions, etc.' » Toute cette ornementation conventionnelle et bizarre devait exercer une grande influence sur l'esprit des artistes byzantins, ainsi que le témoignent souvent, entre autres exemples, les dalles qu'ils sculptèrent au moyen âge. Dans des tombes d'Occident, on a retrouvé des fragments de ces étoffes byzantines, dont quelques-unes pourraient être antérieures au viii« siècle.

Ces copies de l'art oriental n'ont point pour nous le même intérêt que les tissus historiés où figurent des sujets chrétiens. Les écrivains du temps mentionnent les belles étoffes qu'on donnait aux églises : ici des voiles suspendus aux portes, là des nappes d'autel ou des vêtements et des ornements sacerdotaux. Paul le

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