LIVRE III. — CHAPITRE I
qu'il a conquises. Sur la voûte même sont représentés les travaux herculéens de Basile, ses entreprises pour le bonheur du peuple, ses guerres, les victoires remportées avec Taide de Dieu... Rien n'égale la beauté de la chambre à coucher. Le pavement est en mosaïque. Au centre s'étale un paon enfermé dans un cercle de marbre carien. De là partent des rayons qui vont aboutir à un cercle plus grand; en dehors de ce second cercle sont comme des ruisseaux ou des fleuves de marbre vert de Thessalie, qui s'épanchent en quelque sorte aux quatre angles de la pièce. Là se trouvent des aigles, faits avec de petits cubes de couleurs variées, et imitant si bien la nature qu'on croirait les voir vivre et voler. Le bas des parois de la pièce est orné de plaques de verre polychrome qui charment les yeux par l'image de fleurs diverses. Une bande d'or sépare ces ornements des mosaïques qui décorent le haut des murs et où, sur un fond d'or, assises sur des trônes, se détachent les figures de Basile et de sa femme Eudoxie. Tous deux portent les vêtements impériaux et la couronne. Autour, sur les murs de la salle, semblables à des astres brillants, sont leurs enfants vêtus du même costume. Tous, quel que soit leur sexe, tiennent entre les mains des livres de piété... Au-dessus, le plafond resplendit d'or : au centre brille le signe victorieux de la croix, en verre de couleur verte, et auprès se retrouvent encore les images de l'empereur, de l'impératrice et de leurs enfants qui élèvent leurs mains vers Dieu et vers le signe vivifiant de la croix ^ »