‹ L'art byzantinChapitre 86 sur 151 · LIVRE III. — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE III

position qu'indique le Manuel % on y retrouvera tous ces détails.

Il serait facile de multiplier ces rapprochements. C'est donc alors, semble-t-il, que se sont précisées les traditions de Ticonographie byzantine. Pour les principaux sujets religieux, les artistes de ce temps imaginèrent ou fixèrent dénnivement des compositions qu'on regarda comme des modèles; leurs successeurs jugèrent inutile de les changer, et ces œuvres admirées devinrent dans la suite comme des types sacrés que la plupart des peintres reproduisirent fidèlement. Ici encore s'affirme la supériorité de ces écoles qui se développèrent du VIII* au xii^ siècle : même quand l'influence de Tart antique s'y affaiblit, devenues plus exclusivement orthodoxes, et monastiques, elles ne perdirent point encore la force créatrice. Ce n'est pas un faible mérite, si l'on songe que parmi leurs compositions il s'en trouve qui de l'Orient se répandirent dans l'Europe entière et qui, aujourd'hui encore, peuvent compter parmi les plus belles inventions de l'art chrétien.

Telle est, par exemple, la Dormition de la Vierge, si populaire en Orient et qui se rencontre sur des mosaïques et des ivoires de cette époque^. D'après une

Page 1