Didron, oiivr. cité, p. 19g
2. Ainsi un des émaux de la Pala d'Oro à Venise; une mosaïque de Sainte-Maria in Martorana à Palerme; un petit tableau en mosaïque conservé au Dôme de Florence; un ivoire du Musée de Munich, etc. L'origine grecque de tous ces monuments est certaine. — Voy. aussi Dumont, Sur quelques représentations de la mort de la Vierge [Rev. archéoL, 1870-71). L'ivoire du musée de Munich que je donne plus loin (fig. 65), est malheureusement un peu maniéré et un peu confus; j'aurais désiré faire repro-
i8o L'ART BYZANTIN.
légende pieuse déjà répandue au viiio siècle, la Vierge, arrivée à l'âge de soixante ans, fut avertie par un ange que sa fin était proche. Miraculeusement réunis autour d'elle, les apôtres assistèrent à ses derniers moments. « Quand Marie vit tous les apôtres rassemblés, elle bénit Notre-Seigneur. Elle les fit asseoir au milieu des lampes et des lumières ardentes... Elle revêtit les habits de la mort et s^arrangea dans son lit en attendant sa fin. Pierre était à la tête du lit, Jean aux pieds, les autres apôtres à Pentour, célébrant les louanges de la Vierge. Vers la troisième heure de la nuit, un grand coup de tonnerre heurta la maison, et un parfum si délicieux embauma la chambre, que tous ceux qui étaient là, hors les apôtres et trois vierges qui portaient des flambeaux, s'endormirent d'un profond sommeil. Alors Jésus- Christ arriva avec les ordres des anges, rassemblée des patriarches, les bataillons des martyrs, Tarmée des confesseurs et les choeurs des vierges. Tous se groupèrent autour du lit de la Vierge et psalmodièrent de doux cantiques. »
« Jésus dit à sa mère : Venez, mon élue, je vous placerai sur mon trône, car je soupire après votre beauté. — Seigneur, répondit Marie, mon cœur est préparé. » Alors tous ceux qui étaient venus chantèrent doucement; Marie chanta sur elle-même ces paroles: «Toutes les générations me proclameront heureuse, parce que celui qui est puissant et dont le nom est saint a fait de grandes choses pour moi. » Aussitôt le chantre des
duire une des fresques qu'on trouve presque dans chaque églioc grecque.