LA SCULPTURE, L ORFEVRERIE, LES TISSUS HISTORIÉS
On sait déjà quelles avaient été en Orient les causes de la décadence de la grande sculpture; mal vue par rÉglise, elle n'avait depuis longtemps qu'une existence précaire. Fut-elle cependant condamnée en termes formels au viii' siècle, et les pères du concile de Nicée la sacrifièrent-ils lorsqu'ils rétablirent les images? C'est ce qu'on a souvent affirmé. Pourtant, dans la septième séance de ce concile, lorsqu'on lut les décisions de l'assemblée, il fut question des saintes images, « qu'elles soient faites avec des couleurs, ou avec la pierre, ou de quelque matière que ce soit*. » L'Eglise grecque considère aujourd'hui la statuaire -comme prohibée, mais elle se fonde sur la tradition plutôt que sur une règle canonique*. L'influence musulmane n'est peut-être pas étrangère à ces préventions.
La querelle des iconoclastes dut pourtant être funeste à cette branche de l'art. Quand les partisans des