HORS LES MURS
2o3 L'ART BYZANTIN
des œuvres italiennes, dont les auteurs sont souvent connus et se dégagent de Timitation des Byzantins.
Les travaux dont il vient d'être question se rattachent moins à la sculpture qu'à Torfévrerie. L'art de mettre en œuvre les métaux précieux, si développé déjà avant le vin« siècle, était toujours aussi apprécié. On l'appliquait au mobilier civil comme aux objets du culte religieux : les églises, les palais impériaux, les maisons des riches regorgeaient de pièces d'orfèvrerie. Rien n'est plus périssable que de pareilles œuvres, car le prix des matériaux qui les composent en compromet la durée. Trop de conquêtes successives ont dévasté l'empire byzantin pour qu'elles aient pu échapper en grand nombre à la cupidité des vainqueurs. Heureusement, parmi ceux-ci il s'en trouva parfois qui depuis longtemps admiraient les travaux des orfèvres byzantins, qui même avaient déjà fait appel à leur talent. Tout ne fut donc pas détruit, mais aujourd'hui c'est par les trésors de quelques églises d'Occident qu'on peut le mieux se faire une idée de cette partie de la décoration des églises grecques.
L'orfèvrerie civile fut moins heureuse. On verra dans le chapitre suivant avec quelle brutale rapacité les Latins saisirent et brisèrent tout ce qui dans les palais leur paraissait précieux : les objets d'or, d'argent, de bronze se transformèrent en monnaie. Sur ces œuvres on n'a guère d'autres données que les descriptions consacrées par les auteurs byzantins aux magnificences du palais impérial. Il a été question déjà d^ ces pièces d'orfèvrerie qui décoraient le grand triclinium de la Magnaure et qui étaient destinées à donner