CHAPITRE VI LES IVOIRES
Les ivoires byzantins jouissent d’une réputation méritée ; l’exécution en est, Sénéralement, d’une merveilleuse habileté, précise, délicate et souple. Tant6t lantiquité ¢recque hellénistique domine, tantdt l’Orient. Aussi, peut-on classer les ivoires byzantins en deux catégories : les ivoires classiques et les ivoires de style oriental. On distingue trois centres importants de production : Alexandrie, imprégnée d’art classique; Antioche, ot domine Il’art syrien; Constantinople, ot: se mélangent les deux tendances.
Contrairement a la sculpture, l’ivoirerie n’a pas négligé la figure humaine, que nous rencontrons dans les coffrets, les diptyques, les meubles. Les ivoires qui semblent avoir été les plus nombreux sont les diptyques consulaires qui consistent en deux feuilles d’ivoire sculptées qui représentaient les consuls revétus de leur costume d’apparat. Souvent ces diptyques sont d’une exécution assez lourde : ceux du Cabinet des Médailles font exception.
Tout le monde connait le fameaux ivoire du Cabinet des Meédailles, a Paris, représentant le Christ couronnant Romain IV et Eudoxie : cette piéce, datée de 1068, est empreinte de la noblesse classique et la vigueur précise de son exécution égale celle du triptyque d’Harbaville, conservé au Musée du Louvre et considéré comme un chef-d’ceuvre d’observation et d’exécution. Dans ces deux derniéres piéces le dualisme byzantin est trés sensible : le réalisme tout oriental des figures qui semblent des portraits s’allie a la noblesse hellénistique des attitudes. L’ivoire Barberini du Musée du Louvre mérite lattention; il provient d’un atelier alexandrin.
La chaire de Saint-Maximien, a Ravenne (PI. VII),
LES IVOIRES Vig, NYT
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