COUPE DE BRONZE. XV 1"= SI
(^Collectiou de M. H. Ccrnusclii.)
A côté du Bouddha et de la déesse Kouan-yin, nous n^avons plus à faire, pour ainsi dire, qu'un catalogue des divinités bouddhiques qui ont été le plus fréquemment reproduites par les bronziers chinoise
C'est d'abord Mi-li-fo (Maitreya-Boddhisatva) ou « le Bouddha qui doit venir », celui qui dans trois mille ans apparaîtra aux hommes quand ils auront perdu le souvenir des prédications de Çakya-Mouni. Il est représenté sous les traits d'un homme obèse, à la face souriante.
C'est encore Brahma (en chinois, Fan-fien] sortant d'un lotus ou tenant sur ses genoux Lakshmé, déesse de la beauté, — Civa (en chinois, Ta-tsi-taï-fien]^ dieu de la destruction, avec huit bras armés d'un trident, d'une massue, d'un arc, etc., — ■ Ti-tsang^ qui s'efforce de retirer les damnés de l'Enfer ou les ont plongés leurs fautes ; il est corpul&nt et porte une couronne de lotus; parfois, il est entouré des dix dieux infernaux, — Pou-liien, dieu de la prudence, monté sur un éléphant, — Maritchi, déesse de la paix et de la lumière, avec huit bras dont deux tiennent en l'air un soleil et une lune, — Ta-mo (Boddhidarma), vêtu d'un linceul et traversant sur une branche de bambou les flots du Gange pour rentrer, mort, dans sa patrie après ses longs voyages en Chine, etc., etc.
Viennent enfin les statuettes innombrables de patriarches, d'ascètes, de personnages mystiques, qui sont vénérés par les bouddhistes et qui encombrent leurs temples. Signalons, dans cette catégorie, un