BAS-RELIEF DE H I A O ■ T ' A N G - C H A N . II" SIÈCLE AV. J.-C
Les sujets représentés sont tantôt historiques, tan
i}+ L'ART CHINOIS.
tôt légendaires. Ainsi, pour la décoration du basrelief qui est reproduit ci-dessus, le sculpteur s'est inspiré d'un ouvrage datant du iv= siècle avant notre ère, le Chan-haï-king, « Livre des montagnes et des mers », où sont décrits des régions merveilleuses, des mondes fantastiques.
Il y a, dans un de ces pays, un peuple d'hommes qui ont, de naissance, un trou dans la poitrine; quand ils veulent se faire porter, on leur passe à travers le corps une hampe de bambou et deux esclaves les emportent sur leurs épaules.
Sur une autre façade du monument, l'artiste a traité une scène d'histoire : Tcheou-Koung, régent de l'empire pendant la minorité de son neveu Tching-Ouang (iiio av. J.-C), reçoit les envoyés du roi des Yuetchang-che (voy. p. i35). Ce peuple habitait l'Indo- Chine et était renfermé à peu près dans les limites de l'Annam actuel. Les anciens auteurs chinois rapportent que ces ambassadeurs offrirent à la cour de Chine des éléphants et des faisans blancs et que, pour leur retour, Tcheou-Koung leur fit présent de « chars qui montraient le Sud ». On a voulu voir dans ces chars magnétiques la première application des principes de la boussole ^
Parmi les sculptures appartenant à la même dynastie, nous trouvons, dans le King-che-so, un ensemble de bas-reliefs décorant « le temple des ancêtres Ouleang-tse, au pied de la montage Tse-yun-chan, à 26// (environ 12 kilomètres) au sud de Kia-tsiang-