I. King-te-tchin-tliao-loii, VII
LA C tlRAMIQUE.
en la réservant aux motifs principaux du décor, aux personnages, aux animaux ; on achevait ensuite l'ornementation avec des émaux rouges ou verts de demi -grand feu. Les spécimens les plus remarquables de ce genre sont des vasques destinées à recevoir de l'eau, ou l'on entretenait des cyprins dorés et des plantes aquatiques. Sur le pourtour extérieur de la vasque, des dragons et des poissons peints en bleu foncé nageaient dans des flots d'émail vert ou rouge.
Parmi les produits céramiques fabriqués en extrême Orient vers le milieu du xvn" siècle, figure un certain nombre de pièces dont Porigine précise a longtemps intrigué les connaisseurs.
Ce sont des vases à décor archaïque, d'une pâte blanche et mate, à cou-
décoré 671 émaux de la famille verte.
(période ouan-li, 1^7 j- 1662,
(Ancienne collection Ju Sartel.)
ipû
verte unie, mais non vitreuse. Les émaux qui les ornent sont d'une tonalité très douce, du bleu céleste, du vert
pâle, du rouge mat; et la sobriété avec laquelle ils sont distribués sur la surface laisse au blanc d'ivoire du fond toute sa valeur. M. Jacquemart ^, croyant reconnaître, dans le décor, des caractères à la fois japonais et chinois, voulut voir dans ces pièces des spécimens de la Porcelaine de Corée.
Rien ne Justifie Tattribution de produits aussi délicats aux manufactures coréennes. Aucun document, en effet, ne nous autorise à croire que Tart céramique soit jamais parvenu en Corée à un si haut point de développement. Pendant le séjour que nous avons fait en ce pays, les seuls cérames indigènes que nous ayons vus étaient des coupes ou écuelles coniques, d'une pâte brune ou blanchâtre, et enduites d'une épaisse couverte sous laquelle un décor était parfois