‹ L'art chinois (volume 2)Chapitre 82 sur 107 · I. Cf. Histoire de la céramique, p · texte numérisé non relu

I. Cf. Histoire de la céramique, p

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gravé au trait. L'aspect de ces pièces rappelait tout à fait celui des porcelaines des Soung.

Les porcelaines dites de Corée ne sont que d'anciennes porcelaines coloriées du Japon, qui furent fabriquées à Hizen vers i65o.

5" ÉPOQUE PÉRIODE KHANG-Hl(l 662-1723)

Cette période, qui correspond au siècle où l'art chinois, dans toutes ses branches, est arrivé à l'apogée, comprend le long et brillant règne de l'empereur Khang-hi. C'est la belle époque de la porcelaine. Les procédés se sont perfectionnés, les ressources des céramistes et des peintres sont plus riches ; d'autre part, les formes sont plus heureuses et mieux pondérées, la composition plus savante et plus variée; les colorations ont une harmonie douce ou une puissance d'éclat que les pièces anciennes avaient rarement réalisées.

Les produits principaux de cette période peuvent se grouper en quatre catégories :

i" Les porcelaines delà famille blanche;

2° Les porcelaines de la famille verte ;

3° Les porcelaines de la famille rose;

4" Les porcelaines à couverte colorée.

i*^ Les porcelaines de la famille blanche. — L'auteur à\x King-te-tchin-thao-lou^ nous apprend que, vers le

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milieu du xvii« siècle, on recommença de faire des porcelaines blanches. La manufacture où on les fabriquait était à Te-hoa, dans le Fo-kien. «La plupart des tasses et des coupes qui en proviennent, nous dit- il, ont les bords légèrement déprimés. On les appelle Pc- 1 se (porcelaines blanches). Elles ont beaucoup de lustre et de poli ; seulement elles sont fort épaisses. Les statuettes de Bouddha qu'on y fabrique sont extrêmement belles.» C'est surtout, en effet, à la confection d'idoles bouddhiques que Ton a fait servir la porcelaine de Te-hoa, qui était laiteuse, vaguement transparente et, pour ainsi dire, coulante et onctueuse d'aspect. Certaines statuettes faites de cette pâte ont un charme singulier; une déesse Kouan-yin, que nous vîmes à Pékin, avait, dans son immobilité hiératique, une délicatesse de formes, une grâce pensive, une douceur de physionomie et une suavité d'expression que n'ont jamais dépassées les plus beaux bronzes sacrés.

Des manufactures de Te-hoa sont sortis aussi des vases, des buires, des coupes et des théières. La décoration se composait généralement de méandres en relief couvrant toute la pièce, ou bien encore de fleurs jetées très sobrement sur la panse, et parfois même de sujets figurés.

M. S. Bing qui, par la sûreté de son goût et par le sentiment délicat qu'a développé en lui une longue pratique, est un maître dans la connaissance des arts d'extrême Orient, a réuni une collection inappréciable de porcelaines de cette famille : toute la gamme des blancs v est représentée, le blanc opaque, le blanc translucide, le blanc laiteux, le blanc d'amande, le

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blanc dMvoire, le blanc de cire, le blanc de céruse, le blanc pulpe-de-magnolia, etc. La théière reproduite ci-dessous provient de cette collection.

2° Les porcelaines dk la kamillk verte. — Dans les

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