‹ L'art chinoisChapitre 10 sur 106 · I.F.S BRONZES BOUDDHIQUES · texte numérisé non relu

I.F.S BRONZES BOUDDHIQUES

Vers la fin du rr siècle de notre ère, un fait se produisit qui modifia profondément l’art chinois en renouvelant les conceptions dont il s’était inspiré jusqu’alors: le bouddhisme s’introduisit en Chine.

Ce fut en l’année 61 ap. J.-C. que l’empereur Ming-ti, ayant vu en rêve, disait-il, un Dieu étranger, expédia des messagers vers l'Inde pour y chercher la doctrine et les livres du bouddhisme. Ces envoyés revinrent en l’an 67, rapportant les images peintes, les effigies sculptées et les livres sacrés de la religion que Çakya-Mouni avait prêchéc dans l’Inde 600 ans auparavant1.

1. Des l’année 200 av. J.-C., les Chinois avaient entendu parler de la grande révolution religieuse dont Çakya-Mouni avait été le promoteur à la fin du vu* siècle. Des missionnaires bouddhiques étaient même venus prêcher leur doctrine jusque dans la capitale de la Chine, qui était alors situee au Chen-si; mais leur tentative était demeurée infructueuse. Cf. Edkins, Chinese Buddhism ; Eitel, Lectures ou Buddhism ( Cliinese Recorder, 1870) et Schott, Über den Buddhmsmus in Hoch Asien und in China. Ce dernier ouvrage, qui est antérieur aux grands travaux de Burnouf, Foucaux, Vassiliew et Senart sur le Bouddhisme, ne doit être consulté qu’avec réserve sur les points d'histoire et de doctrine où ces érudits ont appliqué leur critique; mais il contient de précieux renseignements sur le culte et la liturgie bouddhiques en Chine. Voyez également, sur l'introduction du bouddhisme dans l’Empire du Milieu et les conditions dans lesquelles il s’y est développé, E. Renan, Nouvelles études d’histoire religieuse. p. 102 et suiv.

LE BRONZE. JS

Le nom de « Bouddha », transcrit en chinois, devint

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