BOUDDHA. (FO
(Collection de M. H. Cernuschi )
Fo-tho et se réduisit bientôt au seul radical de Fo1.
i. Le son Fo, dans les provinces de l’ouest, où était alors la capitale de l’Empire chinois, se confond encore avec les sons Bo, P o et Ho.
La doctrine bouddhique ne réussit pas tout d’abord à s’implanter dans l’Empire du Milieu: mais, dans les premières années du in* siècle, elle commença de devenir populaire: le « Lotus de la bonne Loi» était traduit en chinois, des temples de la religion nouvelle s’élevaient dans les grandes villes, des monastères se construisaient dans les campagnes, et, l’an 38 1, l’empereur Hiao-Ou-ti, de la dynastie des Tsin, consacrait à Fo une pagode dans son palais de Nankin. La doctrine se répandit dès lors rapidement à travers toute la Chine, faisant partout des adeptes. Quelques persécutions, ordonnées au début du v° siècle, puis bientôt abandonnées, ne firent que la rendre plus populaire.
Pendant tout le vie siècle, la Chine continue à se couvrir de temples et de couvents bouddhiques : des prêtres hindous, chassés de leur pays par la réaction brahmanique, affluent à la cour des Empereurs; des ambassades chinoises vont en Inde et en Birmanie pour y chercher des reliques, des livres canoniques, des images et des statues sacrées; enfin des souverains abdiquent le pouvoir impérial et se font moines ou bonzes. Il y a, dans toute la Chine, deux millions de religieux bouddhistes et trente mille temples.
Les relations des pèlerins chinois qui se rendaient dans PHindoustan pour s’y inspirer de la foi bouddhique nous fournissent, au point de vue qui nous intéresse, de curieux renseignements. La plus célèbre de ces relations est celle de Hioucn-Thsang qui, parti en l’an 622 des bords du fleuve Jaune, traversa au milieu de difficultés inouïes les déserts de la Dzoungarie et les
LE BRONZE
régions de la Transoxiane, visita les royaumes de Samarcande, de Balk et de Caboul, atteignit le Cachemire et parvint enfin dans le bassin du Gange, ou il demeura