‹ L'art chinoisChapitre 16 sur 106 · MOULIN A PRIÈRES · texte numérisé non relu

MOULIN A PRIÈRES

(Collection de M. H. Ccrnusclii.)

LF. BRONZE.

première prédication à Bénarès. On trouve dans les temples des lamas toutes les statues du bouddhisme; mais la plus vénérée est celle d 'Amitâbha [O-mi-tnfo), qui règne dans les cieux occidentaux et qui est la première divinité du Thibct. On le représente tenant un lotus à la main et souvent aussi une corde ou lacet, thagpa, dont il se sert pour amener vers lui les créatures qu'il veut sauver. Près de lui sont généralement les statuettes de ses deux boddhisatvas préférés : Tachi-shi et Kouan-yin, qui revêtent indifféremment les formes féminine ou masculine.

Parmi les autres objets du culte thibétain, nous pouvons citer encore le moulin à prières que les fidèles font tourner pour expédier plus rapidement un plus grand nombre d’oraisons, et qui est bien le symbole le plus saisissant de la pensée bouddhique tournant éternellement sur elle-même, dans le vide de ses conceptions.

La collection Cernuschi en possède un curieux spécimen : c’est un cylindre de bronze ciselé, monté verticalement sur un axe encastré dans un élégant cadre de bois de fer : des caractères thibétains dorés sont gravés sur le pourtour du moulin.

LES BRONZES TAOÏSTES

Quand le bouddhisme s’introduisit en Chine, il y trouva, à côté du culte officiel, une doctrine philosophique déjà ancienne et qui commençait à se formuler

en religion, la doctrine du Tan. Elle avait été fondée, au vi« siècle avant notre ère, par le philosophe Lao-tse, dont les sectateurs ont fait presque une divinité. Le

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