‹ L'art chinoisChapitre 79 sur 106 · NIEN-HAO KIEN-LONC, I736-I · texte numérisé non relu

NIEN-HAO KIEN-LONC, I736-I

(Collection de l’auteur.)

tique. D'ailleurs, la plupart des potiches à mandarin ont été fabriquées au Japon.

Nous rangerons aussi parmi les produits céramiques destinés à l'exportation les Porcelaines à décor persan. Ces porcelaines ont longtemps intrigué les connaisseurs. Elles avaient été trouvées en Perse, et la

forme comme le décor en étaient généralement persans; mais on y constatait les mêmes procédés de fabrication et les mêmes colorations d’émaux que dans les produits d’origine chinoise.

On a cru d’abord que ces pièces avaient été fabriqués dans l'Iran, que des ouvriers chinois y étaient venus sans doute enseigner leurs procédés aux potiers persans, mais que ceux-ci n’avaient pas tardé à devenir leurs rivaux et même leurs égaux. Il est reconnu aujourd’hui que les porcelaines kaoliniques à décor persan que l’on trouve dans l’Iran sont de fabrication purement chinoise : la forme et l’ornementation en ont été copiées sur des poteries ou des bronzes apportés de Perse; elles ont été exécutées sur commande et pour l’exportation.

A cette classe des produits céramiques destinés à l'étranger se rattachent enfin les Porcelaines pour surdécorations européennes. Ces surdécorations ont été exécutées en Europe dès les premières années du xviii® siècle.

Les faïenciers de Delft, ayant découvert, vers 1700, le secret de la préparation des couleurs de petit feu, eurent l’idée de les appliquer sur des porcelaines chinoises toutes blanches ou dont la composition primitive laissait de larges surfaces sans décor. « De là, dit M. du Sartel, sortit de toutes pièces une industrie nouvelle qui eut ses peintres et ses ateliers spéciaux et à qui la découverte de nouveaux émaux, le jaune, le blanc et les carmins violacés, permit bientôt de reproduire les décors que la Compagnie des Indes faisait exécuter en Chine et au Japon.

LA CERAMIQUE.

Dans ces circonstances, la Compagnie s'aperçut

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Porcehine décorée en tien uns con rene.

PÉBIODE IIEI-IOIC.

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qu’elle perdait un temps énorme à transmettre ses ordres jusque dans l'extrême Orient, à y frire parvenir

les modèles indiqués et à en rapporter enfin les commandes que lui avaient faites les grands seigneurs ou les riches bourgeois. Elle trouva dès lors pLus simple de faire venir à l'avance des vases, des services de table et toutes sortes de pièces en blanc ou à demi décorées de bleu sous couverte. Elle les vendait en cet état à Gerrit van der Kaade ou à ses émules. Ceux-ci les décoraient de chiffres, d’armoiries, de sujets chinois, japonais, ou mêmehollandais, selon le désirde l’acheteur1. » Le succès qui accueillit ces produits hollandais donna aux Saxons l'idée de les imiter, et c'est ainsi qu'une série de pièces chinoises ou japonaises, surdécorées à Dresde, envahit le marché. La manufacture de Venise entra bientôt aussi dans la voie qu’avaient ouverte les céramistes de Delft. Il est souvent fort délicat de distinguer ces porcelaines et de déterminer leur caractère apocryphe : une étude attentive des émaux, de leurs qualités au point de vue de la transparence et de l'irisation, de la façon dont ils ont été appliqués, l'observation minutieuse des défauts et des raccords, et enfin l'examen du style général de la pièce y suffisent à peine.

7e ÉPOQUE

PÉRIODE CONTEMPORAINE i (1796-188..)

Cette époque, qui compte déjà près d'un siècle, ne

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