Connu au Japon sous le nom de O-i
LA PEINTURE
outre des indications sommaires sur les dégradations des teintes dans les lointains et sur sa façon de traiter le paysage.
Aux vin* et ix' siècles, l'induence de Ouang-oueï se fait puissamment sentir, et l'école du paysage, continuant à s'inspirer directement de la nature, perfectionne son style. Ou tan-hiuan , surnommé Ou tao-tse (720), est le peintre le plus brillant de cette époque. Il aimait
à peindre des montagnes et y plaçait des pagodes, des couvents et des scènes bouddhiques. De son vivant même, il jouit d'une grande réputation au Japon où il était connu sous le nom de Go-Joshi : on conserve de lui un dessin original dans le temple de Manjugi. à Kioto
C'est vers cette époque que les peintres chinois abordèrent un genre qu'ils devaient traiter plus tard avec une si rare perfection, la peinture d’animaux et de fleurs. Han-kan ~So et Li-tsien 820) furent les initiateurs de ce genre : ils représentaient surtout des chevaux. et leurs contemporains s'accordaient à admirer la vérité des formes, la minutieuse précision des détails et la justesse des attitudes. Cette peinture eut pendant les ix' et x' siècles une vogue extraordinaire : tous les artistes se mirent à étudier les formes chevalines, ù distinguer les caractères des races, à noter la physionomie et les mouvements des animaux dans la variété de leurs poses ou de leurs allures. Pour ne citer que les noms célébrés, nous indiquerons ceux de Fans: isong-tche 91 5 . de Hou-siang et Ton t'an-ouang q3o . et enfin celui de Mïe hing-sse ;Q3o). Ce dernier excellait aussi dans la représentation des combats de coqs.
Au milieu de toutes ces écoles réalistes, la peinture bouddhique continuait de produire des œuvres d'un sentiment elevé. d'une beauté parfaite d'exécution. Deux religieux étrangers, originaires l'un de Khotan. en Tartarie. et l'autre de Ceylan, Weï-tche-i-seng et