‹ L'art chinoisChapitre 90 sur 106 · Cf. Anderson, Catalogue of Jjpjnese gainlings, p. 4S · texte numérisé non relu

Cf. Anderson, Catalogue of Jjpjnese gainlings, p. 4S

Setig-kin-kang-san-tsang *, furent les chefs de l'école religieuse depuis la fin du vii» siècle jusqu'au milieu du vin». Le ministre Sieh-tsi, qui vivait à la même époque yo5), peut être placé presque au même rang que ces deux maîtres : les peintures qu'il exécuta pour décorer les murs de la pagode de Sin-gan fou ont été considérées par les critiques chinois comme des œuvres du plus grand style.

Sous les petites dynasties qui, au x' siècle, succédèrent aux Thang, deux artistes de premier ordre se signalèrent. L’un, King-hao, surnommé Han-jan ou Hong kou-tse, était originaire du Honan et arriva à la maturité de son talent vers l’année 91 5. 11 appartenait à l'école dite du Midi et peignait des paysages. Autant qu’il est permis d’en juger par les fac-similés du Kiaitse-yuan, son faire était très différent de celui de Ouangweï : sa touche était plus fine, plus serrée, un peu minutieuse, son style moins large et moins franc. Comme le grand maître du vii« siècle, Kinghao a voulu aussi formuler ses conseils sur la manière de peindre le paysage, et il les a exposés dans deux ouvrages importants, le Hoa-chan-choui-fou et le Pi-fa-ki , qui ne sont pas parvenus jusqu'à nous.

Le second de ces artistes, Hoang-tsuan, surnommé Yao-chou, vivait vers 950. Paysagiste à ses heures, il excellait aussi à peindre des sujets de genre, des fleurs et des oiseaux. Le British Muséum possède de

1. Leurs noms originaires étaient Bhikchu-i-seng et Vadjra Tripitaka.

lui deux spécimens qui rappellent le style primitif de l'école japonaise des Kano L

Page 1