‹ L'art chinoisChapitre 91 sur 106 · DYNASTIE DES SOUNG · texte numérisé non relu

DYNASTIE DES SOUNG

A la période de troubles, de guerres civiles et de désastres publics qui avait agité la Chine depuis les derniers empereurs Thang, succéda, sous la dynastie des Soung, une ère de repos, ou les arts et les lettres reprirent un nouvel essor.

Seule, l’école bouddhique ne participa point ù ce grand mouvement. Le bouddhisme, en effet, tombait en défaveur sous les coups que lui portaient à la fois le parti des lettrés et les adeptes du taoïsme1 2. Le crédit tout-puissant, dont les bonzes avaient joui à la cour des Thang, leur échappait sous la dynastie nouvelle, et bientôt même des persécutions commençaient contre eux. C’est à cette cause, sans doute qu'il faut attribuer la décadence de la peinture religieuse pendant les xr, xii* et xme siècles. A peine peut-on citer quelques artistes qui s’y soient adonnés, parmi les mille ou onze cents peintres dont les catalogues chinois ont relevé le nom au cours de cette même période: ce furent Kaoy (970) et Tchao yuan-hao ( 1 o3 8) qui étaient tous deux d’origine tartare, Li-songci Leang-kiaï , dont la spécialité était de peindre des saints et des bod-

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