Motifs en forme de pièce de monnaie. — N . d. t
3. Ces gravures n'ont pas été reproduites par M. Chavannes ; l'éditeur explique, en effet, dans une note, qu'elles ne lui arrivèrent pas à temps.
pereur Yao, vola à son mari le breuvage d'immortalité et s'enfuit dans la lune où elle fut changée en crapaud ; le crapaud mythologique dans l'art chinois ultérieur n'a que trois pattes ; ici il en a quatre. D'après une légende bouddhique plus récente, le lièvre offrit son corps en sacrifice volontaire, étendu sur un tas d'herbe sèche; sa récompense fut de se voir transporté dans la lune ^ Dans d'autres parties de ces bas-reliefs, on voit le lièvre affairé autour d'un mortier et d'un pilon, en train de broyer des herbes ; les herboristes taoïstes doivent toujours cueillir les ingrédients nécessaires pour composer leur élixir de vie dans les montagnes et à la lumière de la pleine lune.
Le corbeau rouge à trois pattes habite le disque solaire ; il est l'origine du symbole triqueira des bronzes antiques. Houai-nan tseu, qui mourut en 122 avant Jésus-Christ, petit-
I. Cette légende est rapportée dans les Mémoires sur les contrées occidentales de Hiuan-tsang (646 apr. J.-C.) :
« Un renard., un singe et un lièvre s'étaiejit liés d'une étroite amitié; le maître des dieux prit la forme d'un vieillard et vint lui demander à manger; le renard lui apporta une carpe; le singe, des fruits; le lièvre ne trouva rien. Le vieillard le réprimanda.
« Le lièvre entendant ces paroles sévères, parla ainsi au renard et au singe: Amassez une quantité de bois et d'herbe, je ferai alors quelque chose. A ces mots, le renard et le singe coururent à Venvi et apportèrent des herbes et des branches. Lorsqu'ils en eurent fait un monceau élevé et qu'un feu ardent allait s'élever, le lièvre dit : O homme plein d'humanité, je suis petit et faible ; et comme je nai pu trouver ce que je cherchais, j'ose offrir mon humble corps pour vous fournir un repas. - — A peine avait-il cessé de parler qu'il se jeta dans le feu et y trouva aussitôt la mort. — A ce moment, le vieillard prit son corps de roi des dieux [Çakra], recueillit les ossements du lièvre, et après avoir poussé longtemps de douloureux soupirs, il dit au renard et au singe : Comment a-t-il été le seul qui ait pu faire un tel sacrifice ? Je suis vivement touché de son dévouement ; et pour n'en pas laisser périr la mémoire, je vais le placer dans le disque de la lune, afin que son nom passe à la postérité. C'est pourquoi tous les Indiens disent que c'est depuis cet événement qu on voit un lièvre dans la lune » (trad. Julien).
Se fondant sur ce texte, M. Mayeks [Chinese Reader's manual, n» 724) a soutenu que la légende du lièvre dans la lune avait été apportée de l'Inde en Chine par l'intermédiaire du Bouddhisme. M. Chavannes [op. cit., p. 80) combat cette opinion, et à l'aide d'autres textes chinois, antérieurs à l'introduction du Bouddhisme dans le Céleste Empire, démontre que la légende du lièvre ainsi que celle du crapaud, existaient en Chine avant que ce pays ne commençât à entretenir des relations avec l'Inde, — N. d. t.
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FIG. l8. GRAVUUE SUR PIEIUIE DE LA FIN DU Xl^ SIECLE
Reproduisant les coursiers sculptés en bas-relief qui lurent placés auprès de la tombe de l'Empereur T'ai tsong- mort en G\\).
loi ccut. 12 sur 91 cent. 1/2.