‹ L'art chinoisChapitre 2 sur 91 · II AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

II AVERTISSEMENT

sance des moyens de comparaison. On a trop souvent regardé Fart japonais comme formant un tout original, comme se suffisant presque à lui-même pour V explication de ses caractères et de son développement.

Or., si V originalité de V art japonais reste entière du point de vue européen^ elle se réduit dès quon observe cet art à travers les quarante siècles de la civilisation chinoise. Les influences quHl a subies et que l'on considérait trop comme étant simplement venues alimenter sa flamme propre .^prennent plus d^ importance à V examen. L esthétique chinoise ri a point traversé la mer pour se faire dégrossir et transformer dans les îles nipponnes . Ce nest pas elle qui a bénéficié de cette émigration.

Siles deux arts., celui de la Chine et celui du Japon^ méritent d'être séparés, leur importance réciproque devra faire V objet d'études attentives et minutieuses dont tous les éléments ne nous sont pas encore connus.^ avant que Von se décide à conclure.

Ce que V on peut dire dès aujourd'hui^ c'est que la question se pose sous un aspect nouveau.

L'art chinois., et tout l'art chinois^ réclame sa place dans les investigations occidentales ; ce que cette place doit être^ un avenir prochain se chargera de nous l'apprendre.

Peut-être^ alors, la Chine apparaîtra-t-elle comme étant véritablement « V Empire du Milieu^ » celui vers qui l'Orient a convergé depuis les époques les plus anciennes ., et qui continue à exercer sur V Asie une domination morale. Les apports de Vhide bouddhique en Chine il y a deux mille ans et leur influence sur l'art chinois., prendront une moindre valeur que celle qu^on leur donne à l'heure actuelle, tandis que le Japon semblera avoir évolué plus étroitement dans l'orbite chinois.

AVERTISSEMENT m

(( Cet oui^rage^ disait M. Bushell dans la préface de la première édition anglaise du Ghinese Art, a été écrit pour répondre au désir du Board of Education... Je suis aidant tout un curieux d' art chinois. Pendant un séjour de quelque trente ans à Pékin., f ai collectionné avec soin les lii^res qui ont trait aux antiquités et aux arts industriels ; j'ai pu constater ainsi rétendue de ces recherches. La littérature chinoise est extrêmement copieuse sur n'importe quel sujet; mais elle se présente avec des garanties d'authenticité si variables., que la principale difficulté est celle du choix... Il rna semblé que la meilleure méthode était de reproduire et de décrire avec exactitude quelques spécimens typiques de Vart chinois., en les empruntant à nos musées., puis de donner au passage un certain nombre de renseignements à leur sujet.^ et de renvoyer enfin aux sources d'information capables d'éclairer le lecteur sur leur origine et sur leurs rapports. Tel est le plan que f ai cru devoir suivre. »

Ce sont donc la quantité des documents et V exactitude des références qui font la valeur de cette étude. Les collectionneurs pourront pousser plus avant l'examen d'une question déterminée grâce aux renvois à la bibliographie chinoise que V auteur a multipliés. Ils trouveraient encore une aide précieuse dans les nouvelles revues chinoises d'art et d' archéologie , le Tchong kouo ming houa tsi et le Chen tcheou kouo kouang tsi, publiés tous deux à Changhai et que M. Pelliot vient de signaler et d'analyser pour la première fois dans le n^ 5, tome IX, du Bulletin de l'Ecole française d' E xtrême-Orient .

La traduction du Ghinese Art présentait une difficulté : il n'était pas toujours aisé de faire coïncider le vocabulaire anglais particulier aux arts de la Chine.,

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