‹ L'art chinoisChapitre 21 sur 91 · FIG, 6(). 3IIR0IR AVEC MOTIFS GRÉCO-BACTRIEXS · texte numérisé non relu

FIG, 6(). 3IIR0IR AVEC MOTIFS GRÉCO-BACTRIEXS

Dynastie des Han {202 av. Jésus-Christ =— 220 ap. Jésus-Christ).

Diam. 23 cent. I/o.

FIG. 61. — Mir.Oin AVEC INSCRIPTION SANSCRITE

Dynastie des Yuan (i sSo-i'JC);).

Diam. 8 cent. 4 .5.

FIG. 62. STL-|>A VOTIF DE DllO

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XZE DOHl':. (JJJ Al>. JÉSUS-CHUIST

Haut. 10 cent. 1 l.

FIG. 63. GONG DE TEMPLE BOUDDHISTE. l8i:2 AP. JESUS-CHRIST

Haut. IIG cent. 4. 5. larg. 86 cent. 1/2.

LE BRONZE io5

Les vases à vin pour le sacrifice représentés dans les figures 52 et 55 remontent à une très haute antiquité ; leurs inscriptions datent de la dynastie des Ghang (1766-1122 av. J.-C). Le premier est une coupe à libations [tsio) de type conventionnel, sorte de casque posé sur trois pieds courbés en forme de bouts de lances ; une bande de festons archaïques l'entoure ; elle possède une anse circulaire issue d'une tête de dragon, et deux tiges fixées aux bords et terminées par des boutons. Sous l'anse, on peut lire en écriture archaïque: Fou Sseu, « (Dédié à un) Père (nommé) Sseu ». Le support de bois sculpté est surmonté d'un médaillon de jade ancien veiné de noir^ Le second vase (fig. 55) est une de ces jarres o\6\àes[yeou) dont usaient les anciens rois pour faire un cadeau de vin à leurs sujets éminents ; son couvercle est surmonté d'un bouton, et son anse circulaire se termine par des têtes de dragons. Elle est ornée de bandes de dessins archaïques d'où se détachent des têtes de dragons, et l'on a gravé à l'intérieur deux caractères hiéroglyphiques, Tseu Souen, « Fils et Petit-Fils ». Le support de bois sculpté est marqué du nombre cyclique pi/i^, ce qui prouve que cette pièce faisait jadis partie de la collection impériale à Pékin.

Un autre ancien modèle de vase pour le vin du sacrifice est le koLi^ au corps étroit, au pied légèrement étalé, à l'orifice évasé en forme de cornet; la figure 53 en reproduit un exemplaire caractéristique. Quatre arêtes verticales et dentées se détachent de la tige et du pied, encadrant la figure en relief du fao fie sur un fond de nuages ; quatre palmettes

bronzes primitifs ? Le musée Cernuschi possède une coupe (p'an) très ancienne, dont les anses sont ornées d'effigies du t'ao t'ie à physionomie plutôt humaine qu'animale, ce qui semblerait donner quelque vraisemblance à notre hypothèse. — N. d. t.

I. Cette coupe à libation est remplacée dans le rituel moderne par une cuiller avec une anse en forme de dragon ; on la trouve pourtant encore de nos jours comme coupe à vin pour les mariages ; sa forme est alors la même, mais la matière est d'or ou de vermeil.

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ornent le col. Ce vase contient une inscription archaïque : Fou Keng, « Pour mon Père Keng », dans un cartouche (yà) qui, d'après les archéologues chinois, figurerait le temple des ancêtres. Cet élégant modèle de bronze a d'ailleurs été souvent reproduit dans les temps modernes en porcelaine monochrome décorée d'émaux bleu-turquoise ou jaune impérial.

D'autres vases à sacrifier empruntent les traits d'animaux divers : tels sont les vases en forme d'éléphant [siang tsouen)^ ou de rhinocéros {si tsouen) ; certains sont creux et contiennent directement le vin ; d'autres, moins anciens, sont pleins et portent sur le dos des vases à vin ovoïdes. Celui de la figure 55 est du type ancien ; il représente un rhinocéros debout, les oreilles droites ; un collier entoure le cou ; le dos est muni d'un couvercle à charnière, la bouche forme tuyau. Son support en bois ajouré est sculpté de plantes marines et de rochers.

Les curieux vases à vin montés sur roues que l'on appelle Kieou tcKô tsouen^ « Vases-chariots en forme de colombe » (fig. 57) sont plus récents que les précédents ; on les attribue généralement à la dynastie des Han (202 av. J.-C, 220 ap. J.-C). L'oiseau mythologique, que l'on suppose être une colombe {kieou)^ possède une queue recourbée et porte sur son dos un col de vase en forme de cornet, renforcé par des arêtes verticales ; l'animal est agrémenté de festons et de dragons gravés ; sur son poitrail s'étale en relief une tête grotesque. Il est posé sur deux roues latérales et sur une troisième plus petite, placée sous la queue, qui permettent de le promener sur Fautel pendant la célébration du culte des ancêtres.

Si nous passons maintenant aux bronzes servant à offrir aux ombres des ancêtres des viandes, des légumes, des gâteaux et des fruits, nous trouvons une variété considérable de modèles, reproduits dans les livres chinois; leur

nombre est tel que leur simple énumération remplirait plusieurs pages. Ces vases rituels les plus primitifs étaient faits soit d'argile, travaillée au tour ou passée au moule, soit de bois sculpté, naturel ou laqué, soit de minces baguettes de saule ou de bambou tressées en imitation de vannerie. Certains des premiers bronzes reproduisent les formes caractéristiques des objets ainsi façonnés.

En' somme, le temple des ancêtres actuel, avec ses accessoires soignés et ses cuisines pour la préparation des offrandes rituelles, a d'humbles origines ; il s'est perfectionné graduellement. L'un des premiers ustensiles de bronze, par exemple, le yen (fig. 45) qui a été fabriqué d'après un modèle en poterie décrit dans le Rituel des Tcheou, réunit en lui tous les usages essentiels ; c'est une sorte de bouilloire à la vapeur; elle servait à cuire les aliments d'abord, puis à les présenter devant l'autel. Sa partie inférieure, trilobée, ornée en relief de trois têtes de fao fie, repose sur trois pieds cylindriques creux, qui se rétrécissent à partir du milieu ; la panse s'évase pour former un récipient ovoïde décoré d'une large bande de festons archaïques et muni de deux anses droites en forme de boucle. Le récipient communique au dedans avec la partie inférieure qui est creuse, par cinq trous en croix ménagés dans une plaque mobile que Ton manœuvre à l'aide d'une anse circulaire placée sur le devant. Le Po kou fou lou (livre XXYIII) contient plusieurs de ces « yen fao fie », avec des inscriptions qui les attribuent aux dynasties des Ghang et des Tcheou; notre exemplaire se rapprocherait par son type archaïque de la première de ces dynasties.

Un autre ustensile pour les offrandes de viandes (fig. 54) est attribué à la dynastie des Tcheou (1122-249 ^^- J-"G). C'est un trépied en bronze de forme sphérique, avec deux anses rectangulaires sur les côtés et un bouton circulaire au sommet du couvercle ; il est orné extérieurement de festons

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en creux. Les pieds sont énergiquement exécutés en pattes de bœufs. Trois bœufs couchés occupent le couvercle : d'où le nom de San hi ting^ « Trépied des trois victimes », sous lequel ces vases sont généralement connus. L'inscription gravée à l'intérieur en caractères antiques et reproduite sur le couvercle comprend deux parties : la première n'est presque qu'un dessin, elle se trouve dans un cartouche figurant le temple des ancêtres , et représenterait, croit-on, les ombres des défunts à qui sont offerts le vin et les mets ; la seconde partie, tchou niu yi ta tseu tsouen yi^ se traduirait ainsi : « Vases et plats choisis pour l'héritier présomptif par les dames de la maison royale ». Certains des recueils chinois que nous avons cités plus haut mentionnent des vases à vin avec une inscription analogue.

Les brûle-parfums de bronze sont plus récents ; mais ils empruntent souvent leur forme aux anciens vases du culte des ancêtres : par exemple le vase à quatre pieds de la figure 58, rapporté du Palais d'Eté de Yuan Ming Yuan, près de Pékin, en 1860. Ses bords et ses quatre pieds imitent le bambou ; la panse, le couvercle ajouré et le bouton qui le surmonte sont décorés de dragons fantastiques, de festons et de nuages ; les deux anses circulaires et latérales sont également en forme de dragon.

Le Kou fong long, « Dragon des vieux bronzes », connu également sous le nom de tch'e long, présente une physionomie particulière ; il a un corps mince, semblable à celui d'un lézard, une queue recourbée et fendue, et quatre pattes habituellement armées de trois griffes. Cette queue bifide se déploie en spirales sur le flanc d'un autre brûle-parfums (fig. 59), qui représente deux dragons se jouant au milieu de festons de nuages ; leurs têtes forment les deux anses du vase. Ce brûle-parfums [hiang lou) porte au-dessous la

marque Ta ming Siuaii-tô nieii tche, « Fabriqué sous le règne de Siuan-tô, de la grande dynastie des Ming ^ ».

Les premiers miroirs de la Chine furent des miroirs de bronze ; le vieux recueil Chouo wen leur donne le nom de king. Nous avons déjà noté leur fabrication sous la dynastie des Tcheou ; les mémoires du temps attribuent la couleur blanche de l'alliage, qui les caractérise généralement, à la présence d'une quantité d'étain qui pouvait aller jusqu'à 00 p. 100.

Les miroirs sont, en Extrême-Orient, des objets particulièrement sacrés. Le miroir à esprits et le sabre qui chasse les démons constituent les deux plus puissants symboles taoïstes ; le Japon en a fait les signes essentiels de la puissance impériale. Les miroirs magiques font apparaître les esprits cachés et révèlent les secrets de l'avenir. On obtient en Chine le feu pur du soleil à l'aide de miroirs de bronze concaves, et les magiciens taoïstes sont convaincus qu'ils recueillent les gouttes de rosée tombées de la pleine lune sur la surface d'un miroir circulaire plan, suspendu dans ce but à un arbre vers la tombée de la nuit.

Les miroirs de métal sont généralement circulaires ; l'envers est orné de figures mythologiques, animaux, oiseaux, fleurs, et autres motifs en relief. Quelques-uns possèdent la curieuse propriété de refléter plus ou moins distinctement sur un mur, quand on expose leur surface au soleil, les dessins qui les décorent au revers. Les Chinois connaissaient depuis des siècles cette propriété, que les femmes japonaises ont découverte par hasard il y a long-

I. Les bronzes d'art de cette époque sont extrêmement renommés. Aussi les marques des Ming ont-elles été souvent contrefaites.

Pour expliquer la beauté particulière des bi^onzes des Ming, la tradition veut qu'un grand incendie du palais impérial ait composé fortuitement, avec les divers métaux, un alliage inimitable, employé par les fondeurs de l'époque pour reproduire certains vases de porcelaine des dynasties des T'ang et des Song, exécutés eux-mêmes daprès des bronzes antiques.

iio L'ART CHINOIS

temps. Mais ces soi-disants miroirs magiques chinois et japonais n'ont été étudiés que récemment par les physiciens européens dans le Fhilosophical Magazine^ vol. 2, Proc, Roy. Soc. XXVIII et les Annales de Chim, et de Phys, , S, Sériej T. XXI, XXII . Les savants Brewster, Ayrton, Perry, Govi et Bertin sont tous d'accord dans leur explication du phénomène. D'après leurs conclusions, cette propriété spéciale des miroirs magiques serait due au polissage ; le hasard en aurait d'abord été Fauteur, mais on l'obtiendrait artificiellement sans difficulté, et sans se préoccuper de l'alliage ; cette anomalie proviendrait en effet uniquement du polissage de la face, qui s'exercerait avec une pression inégale à cause des inégalités mêmes du reversa Le réfléchissement <( magique » s'opère bien mieux qu'en plein jour, lorsque, de la surface du miroir, on projette sur un mur blanc les rayons divergents d'une lumière artificielle ; les contours des figures, presque imperceptibles lorsqu'on examine la face polie du miroir, s'accusent alors nettement, soulignés par Féclat de la lumière.

Les ouvrages chinois sur les bronzes reproduisent et décrivent toujours un certain nombre de miroirs antiques,

I. Dans son ouvrage sur les Industries de V Empire chinois (p. 235), M. Champion cite un passage de Tseu-hing (i26o-i34i) qui donne de ce phénomène une explication toute différente, mais étrange et confuse :

a Lorsqu'on place un de ces miroirs en face du soleil et qu'on fait refléter sur un mur très rapproché l'image de son disque, on y voit apparaître nettement les ornements et les caractères en relief qui existent sur le revers. Voici la cause de ce phénomène qui provient de l'emploi distinct du cuivre fin et du cuivre grossier.

« Si, sur le relief du miroir, on reproduit, en le fondant dans un moule, un dragon disposé en cercle, sur la face du disque on grave profondément un dragon exactement semblable. Ensuite, avec du cuivre un peu grossier, on remplit les tailles de la ciselure, puis on incorpore ce métal au premier, qui doit être d'une qualité plus pure, en soumettant le miroir à l'action du feu. Après quoi Von plane et Von dresse la face du miroir et on étend une légère couche de plomb [étain ?).

« Lorsqu'on tourne vers le soleil le disque poli d'un miroir ainsi préparé et qu'on reflète son image sur un mur, elle présente distinctement des teintes claires et des teintes obscures, qui proviennent les unes des parties les plus pures du cuivre, les autres des parties les plus grossières. ». — N. d. t. ,

LE BRONZE m

de bronze ou de fer, dont les marques et les inscriptions apportent une contribution appréciable à l'étude chronologique de l'art.

Les décorations du revers permettent de suivre l'évolution du culte mythologique. Sous les Han, nous rencontrons des divinités taoïstes, des monstres fantastiques et des symboles d'heureux augure, analogues à ceux qui se trouvent sur les bas-reliefs en pierre de la même époque, — des figures astrologiques des quatre quadrants de l'uranoscope et les douze animaux du zodiaque solaire^ Les miroirs de la dynastie des T'ang (618-906) sont pour la plupart astrologiques ; outre les signes ci-dessus, ils reproduisent les vingt-huit animaux du zodiaque lunaire, les « astérismes » auxquels ils correspondent et divers autres signes stellaires.

Examinons, d'après le Kin che so, l'un de ces miroirs, de 37 centimètres de diamètre ^ Le décor en relief est distribué en une série de cercles concentriques ; au centre, on voit le bouton ordinaire que traverse un cordonnet de soie. Le premier cercle renferme les quatre figures de l'uranoscope, le dragon d'azur de l'Est, la tortue noire et le serpent du Nord, le tigre blanc de l'Ouest et l'oiseau rouge du Sud; le second cercle contient les pa koua^ les huit trigrammes de lignes brisées et continues, dont on se sert dans les sciences divinatoires ; le troisième cercle montre les douze animaux du zodiaque solaire ; le quatrième, les anciens noms des « astérismes » lunaires, en caractères archaïques ; le cinquième, les figures des vingt-huit animaux du zodiaque lunaire, accompagnées de leurs noms, des noms des constellations sur lesquelles ils régnent et des sept planètes

I. Au sujet des décors des miroirs des Han, on se reportera avec intérêt à une communication de M. Guimet à l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres (séance du 10 mai 1901.) — N. d. t.

1. Ce miroir et plusieurs autres sont reproduits dans l'article de M. Cha.vANNEs sur le Cycle turc des douze animaux [T'oung pao, 1906. pp. 51-122). — N. d. t.

correspondantes. Les planètes sont disposées dans le même ordre que les jours de nos semaines ^

Après le x^ siècle, les revers des miroirs sont ornés de décors en relief d'un caractère moins spécial, des branches de fleurs naturelles avec des oiseaux et des papillons, des guirlandes de fleurs de fantaisie, comme les pao hiang houa^ ou (( fleurs de paradis » ; des poissons nagent parmi la mousse et les algues, des hommes sont accompagnés de lions apprivoisés, des enfants nus agitent des fleurs de lotus, des dragons et des phénix se jouent au milieu d'arabesques de fleurs et de dessins du même genre, tels qu'en off're couramment l'art chinois de cette époque.

Quelques-uns de ces motifs révèlent une influence gréco-bactrienne^ qui se serait manifestée dès le ii^ siècle avant Jésus-Christ, lorsque l'empereur Wou-ti eut dépêché en Asie Centrale des envoyés qui pénétrèrent jusqu^au Golfe Persique ^ et en rapportèrent en Chine une cer-

1. On présume que ies Chinois ont emprunté à l'Occident la façon de diviser la révolution de la lune en semaines de sept jours; cette notion leur serait venue vers le viii*^ siècle environ, au moment où ils apprirent à connaître les cycles animaux qui, auparavant, leur étaient étrangers. Leur connaissance des 28 demeures lunaires est cependant beaucoup plus ancienne; on a longtemps débattu le point de savoir si elle vient de la Chaldée, de l'Inde, de la Chine, ou si elle est dérivée de quelque autre source commune dans l'Asie centrale. Le professeur W. D. Whitney dans son étude sur les Nakshatras conclut de la sorte : « Si Von considèi'e les ressemblances qui existent entre les trois systèmes des Hindous, des Chinois et des Arabes, nul ne peut douter qu'ils n'aient une origine commune et ne soient des formes différentes d'un seul et même système. »

2. « En dehors de ces miroirs aux raisins, dit très justement M. Pelliot [loc. cit., p. 216), V étude des anciens bronzes chinois me paraît fournir un autre exemple, et beaucoup plus frappant, d'influence occidentale en Chine au temps des Han : tous les recueils d'anciens bronzes, et entre autres le Siuanho po kou t'ou lou, indiquent pour cette époque des sortes de cornes terminées en têtes d'animaux qui reproduisent absolument les rhytons du monde grec. »

Cette remarque frappera vivement tous ceux qui ont quelque habitude des bronzes chinois antiques. Elle mérite d'être développée et approfondie. L'assimilation, ou tout au moins la similitude indiquée par M. Pelliot est, au premier abord, absolument séduisante. Inutile de souligner son importance le jour où elle serait rigoureusement démontrée. — N. d. t. ^ 3. « Faut-il faire remarquer que « les envoyés de Wou-ti » au JP siècle avant notre ère nont pas « pénétré jusqu'au Golfe Persique » ? M. Bushell

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FIG. 66. TAMBOUR DE GUERRE. TCHOU-lvO KOU.

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