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gnent, portant ses deux attributs habituels, la pêche et le champignon.

Le vase, en agate rouge jaspée de blanc, de la figure io3, est formé de trois poissons sculptés, dont deux sont creusés pour contenir Teau. Ces poissons dressés sur un support de bois sculpté de vagues, s'essaient à sauter en l'air pour devenir dragons; déjà leurs têtes possèdent des cornes, et leurs membres commencent à pousser.

La table du savant ou de Fétudiant porte ordinairement un vase de ce genre dont le symbolisme excite au travail. Une légende très répandue veut, en effet, que le poisson finisse par se transformer en dragon quand, après des efforts opiniâtres, il parvient à franchir les cataractes du fleuve Jaune à la Porte du Dragon. C'est ainsi qu'il est devenu l'emblème du savant qui a réussi à voir son nom inscrit au concours sur la liste du Dragon, premier degré de l'échelle des dignités en Chine.

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FIG. lO/j. BRIQUE CARREE (rÉDUCTIOn). FIGUHES 3IYTHOLOGIQUES

ET INSCRIPTIONS Première dynastie des Han (206 av. Jésus-Christ — 8 ap . Jésus-Christ).

FIG. I05. VASE DE CERAMIQUE. GLAÇUHE VERTE IRISEE

Dynastie des Han (206 av. Jésus-Christ — 220 ap. Jésus-Chrisl). (Collection Bushell.

Haut. 38 cent. 1 tO, diam. 28 cent. 6,10.

Nous employons ici le terme « poterie » dans son sens le plus large, en l'appliquant à toutes les productions de l'art du potier, depuis les faïences et les grès de toute espèce jusqu'à la porcelaine, qui en est le chef-d'œuvre.

L'art céramique chinois est, selon toute probabilité, d'origine indigène ; depuis ses débuts les plus grossiers et les plus imparfaits, il s'est développé continûment sur le sol du Céleste Empire. Le mot chinois le plus répandu pour désigner la poterie est fao^ caractère très ancien dont la construction prouve qu'à l'origine il signifiait « four », bien qu'on l'applique maintenant à tous les objets exposés au feu des fours. Un autre caractère, yao^ de construction plus récente, s'applique encore au mot a four » ; son sens s'est également étendu aux cérames, si bien qu'on désigne sous le nom de kouan yao^ « produits impériaux », les objets sortis des poteries impériales de King-tô-tchen. Le mot propre pour désigner la faïence est wa; ce caractère représentait à l'origine une tuile arrondie.

La porcelaine fut certainement une invention chinoise. Il semble qu'en Angleterre on ait voulu reconnaître cette vérité en adoptant le mot china comme synonyme de porcelaine. Mais il y a mieux : la Perse, seul pays auquel certains auteurs aient pu avec quelque vraisemblance attribuer l'origine de ce produit, et où en tout cas la porcelaine chinoise

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fut connue et imitée depuis des siècles, la Perse donne au mot chiiii un sens analogue.

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