‹ L'art chinoisChapitre 8 sur 91 · NOM DE LA DYNASTIE · texte numérisé non relu

NOM DE LA DYNASTIE

Ts'in

Han ;

Han de l'Est (3)

Han postérieurs

Tsin

if

^ Tsin de l'Est j

1^\ ^^j^Song, mais.deLieou(6)

W Ts-i (7)

^ Leang(8)

W Tch'en (9)

P^ Souei (i3)

^ T'ang (16-17)

^g .^^ Leang postérieurs

^^ /^ T'ang postérieurs

^^ -^ Tsin postérieurs

-w Y^ Han postérieurs

'^ /?^ Tcheou postérieurs

^(j tI^ ^^°» ^" ^^^"^ / ,

^a y^ Song du Sud ^

y(2 !^ Yuan (28)

^ Ming (24)

]^ Ts'ing

221 av. J.

25 ap. J.

REMARQUES

Capitale : Tch'ang-ngan.

Capitale : Lo-yang.

ÎEpoque des trois royaumes :

I Han, Wei et Wou (4).

Epoque de division entre le Nord et le Sud, Nan Pei Tch'ao (i4,i5),lesWei(Toba) (10) 386-549. gouvernant le Nord ; puis, les Ts'i du Nord (11) 550-577; et les Tcheou du Nord (r2) 557- 58i.

iCes familles qui n'eurent j qu'une existence éphémère V sont connues sous le nom I collectif des Cinq Dynas- I ties ou Wou Tai (18, 19).

/La Chine du Nord fut alors gouvernée par les Tartares K'i-lan

I sous le nom de dyn. des Liao

I (21) 916-1 1 19; par les Tartares Jou-tchen,sous le nomdeKin ou

y dynastie dorée (22), 1 1 1 5- 1234.

Dynastie mongole.

Dynast. régnante mandchoue.

ce moment, sans doute, que date le nom de Chine, sous lequel le pays se fit connaître des Hindous, des Persans, des Arméniens, des Arabes et des anciens Romains. Vers la même époque ou même un peu plus tôt, apparaissent dans le sud-ouest des traces de trafic avec l'Inde, par voie de

i6 L'ART CHINOIS

terre, à travers la Birmanie etTAssam ; l'initiative en revient aux commerçants de l'Etat de Chou (province du Sseutch'ouan); c'est ainsi que les idées hindoues d'ascétisme et de régénération par la retraite dans les forêts pénétrèrent en Chine pour venir imprimer un caractère bien particulier au culte taoïste primitif qui naquit dans ces régions.

L'empereur Ts'in, qui visait à la domination du monde, peut avoir entendu vaguement parler des conquêtes d'Alexandre-le-Grand dans l'Asie centrale, mais nous devons confesser que le nom du grand conquérant n'a point laissé de traces dans les annales chinoises.

La dynastie des Han, fut la première à établir des communications régulières avec les contrées de l'Ouest en envoyant Tchang K'ien en mission chez les Yueti ou Indo-Scythes dont la capitale se trouvait alors sur la rive droite de FOxus. L'ambassadeur partit en 189 avant Jésus-Christ, resta dix ans prisonnier chez les Hiong-nou qui occupaient le Turkestan oriental, puis arriva enfin à destination après avoir traversé le Ta Yuan (Ferghana). Voyageant à travers la Bactriane, il essaya de revenir par la voie de Khotan et du Lobnor, fut de nouveau arrêté par les Hiong-nou, finit par s'échapper et revint en Chine en 126, après une absence de treize ans. Tchang K'ien trouva chez les marchands de la Bactriane, des bâtons de bambou, du drap et d'autres marchandises qu'il reconnut comme des produits du Sseu-tch'ouan et qu'on lui dit avoir été apportés de Chen-tou, dans l'Inde ; il fit connaître à l'empereur l'existence de ce commerce entre la Chine du sud-ouest et ITnde. 11 lui apprit aussi le nom du Bouddha et lui signala le Bouddhisme comme la religion de l'Inde. La vigne avec son nom grec {p'ou-fao, de poTpu;), la luzerne {medicago satwa), la grenade de Parthie et plusieurs autres plantes furent aussi importées par ses soins et cultivées au parc de Chang-Lin, dans la capitale de l'empire.

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