LA RÉSURRECTION
belle composition trahissent l'inspiration des
l'Ascension. Tous 1rs détails de cette oe
œuvres païennes el helléniques : l' Ascension du Christ rappelle certaines apothéoses impériales figurées sur des monuments '.
1 n type différent de Résurrection s'est formé à Jérusalem et c'est celui qui a prévalu dans l'art chrétien jusqu au xn siéele. Sur plusieurs ampoules de Monza la scène est transportée à 1 intérieur de l'édifice de Constantin: elle est plaeée sous la coupole de l'Anastasis.
D après les récits des pèlerins, on avait élevé au-dessus du Saint Sépulcre un ciborium soutenu par des colonnes entre lesquelles des clôtures grillées^ protégeaient la précieuse relique"; c est cette ordonnance que montrent les ampoules
(fig. 30 1 : un ange assis à droite annonce la résurrection à deux saintes femmes qui s'avancent en balançant des encensoirs, et l'on suppose avec raison que
cette disposition reproduit la cérémonie
réelle qui avait lieu au Saint Sépulcre
le jour de Pâques et prenait la forme
d'un drame liturgique ''. Le tableau en
mosaïque de Ravenne offre les mêmes
dispositions, sauf que le ciborium sou- ifei
tenu par des colonnes est dépourvu de j&
grilles et que les deux saintes femmes
n'ont aucun objet à la main '.
Mais ce fut surtout l'extérieur de la
rotonde de l'Anastasis que l'on se plut à
Fig. 42. — La Résurrection. Ivoire de la collection 1 . Mâle, L'art religieux en France au xn< siècle. Trivulzio. à Milan, iV siècle
p. 84-85 et fig 71 Cf. l'apothéose de Germanicus sur le Grand Camée de la Sainte-Chapelle. Paris. Cabinet des Médailles.
2. P. P. Hugues Vincent et Abel. Jérusalem nouvelle, p. 181-185.
3. Jérusalem nouvelle, p. 183, fig. 111. Cf. Mâle. L'art religieux en France au xu" siècle, p. 85. 4 Ricci. Ravenna, pi. 80.