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Rémy de Gourmont. Le latin mystique, p

I MSEMBLES [CONOGRAPHIQI l S

rapportée dans une vie de sain i el qui reproduit les détails d une composition iconographique '.

L'ornementation de 1 église est complétée par les figures des suints el des martyrs dont le choix est déterminé par le calendrier ecclésiastique ménologe : les saints honorés le mêmejoursont souvent groupés dans un même ensemble. Ils représentent l'Eglise triomphante qui intercède poulies vivants et. par la variété de leur costume saints ascètes couverts du troc monastique, saints évêques, saints guerriers en cuirasse éclatante . augmentent le caractère pittoresque de ces mosaïques. A Saint-Luc, les saints moines tiennent une large place : quelquesuns sont presque contemporains de l'artiste qui les a représentés et des figures comme celles de saint Luc le Gournikiote fig. 68 et de saint Nikon le Pénitent morts à la fin du Xe siècle I ont par l'accent de vérité qu'ils expriment la valeur de véritables portraits. A ces ascètes au visage sévère s opposent les magnifiques saints guerriers, protecteurs des armées impériales, saint Georges, saint Démélrius fig. 69), saint Bacehus. saint Sergius, dont le costume reproduit sans doute quelque chose du somptueux armement des soldats de la garde du basileus. A la Chapelle Palatine de Païenne les médaillons de saints qui ornent les archivoltes sont choisis à la fois dans le calendrier de l'Eglise grecque et dans celui de 1 Eglise latine, et rien ne montre mieux que ce détail l'esprit de conciliation qui animait les princes normands des Deux-Siciles\

Tel était le prodigieux ensemble qui figurait l'épopée F'g- 69. — Saint Démétrius.Type

,. t , il i ,1 . i . . - du saint militaire, patron des

mystique dans laquelle les théologiens résumaient armées !mpériales. .Mosaïque l'histoire de la destinée humaine, mais cette histoire du monastère de Saint-Luc en

, . . ,. , , , Phocide, xe-xie siècles.

était placée pour ainsi dire en dehors des temps - les

compositions n'étaient pas destinées à évoquer le souvenir du passé, mais à montrer au contraire le caractère éternel et toujours vivant du sacrifice de Jésus. On avait donc exclu tout ce qui ne concourait pas directement à ce but suprême : plus de scènes de l'Ancien Testament celles des églises de Sicile représentent la

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Cuil. Il

1. Vie de saint Philaréte le Miséricordieux, écrite en 822 par Nicétas, [Loparev. Vizantijski Vremennik, XIX, 80.

2. Il en était de même à 1 église de Bethléem décorée en 1169 de mosaïques au nom de l'empereur Manuel et d'Amauri, roi de Jérusalem (Diehl, Art byz., p. 528 . Sur l'origine de cette coutume, voir p. loi.

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tradition attardée qui se conserve en Occident . plus de figures profanes (les donateurs et bienfaiteurs sont relégués dans le narthex et ne paraissent pins que prosternés le Iront dans la poussière fig. 70 '. Ce n'est pas seulement sur les

Fig. 70. — Un donateur. Georges d'Antioche, amiral de Sicile sous Roger II (1130-1154), aux pieds de la Vierge. Païenne, mosaïque de la Martorana.

murs des églises, mais sur tous les objets du mobilier liturgique et de la dévotion privée qu'apparaît cette iconographie officielle. Les figures des saints et les compositions sont reproduites sur des icônes portatives ifig. 71-72 1. Des tableaux sculptés ou émaillés offrent le cycle des douze grandes fêtes " ifig. (30i. Des monuments comme la staurothèque reliquaire de la Vraie Croix), de Limbourg. la Pala

1. Narthex de Sainte-Sophie à Constantinople : Lion VI aux pieds du Christ.

2. Mosaïque portative de Sainte-Marie des Fleurs à Florence xm siècle Dalton. p. 4. il'

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