Millet. PI CXIII
LA VIE Dl. LA Vil RG1
maintienl Face contre terre avec ses genoux : il va lever le couteau, mais il dresse la tête, attentif aux parolesde l'ange qui s'élance verslui.
C'est grâce à ces qualités que les maîtres du xiv' siècle sont parvenus à renouveler les vieux thèmes. Sans doute 1 ordonnance des images esi restée dans ses lignes essentielles conforme au plan classique du xi' siècle, mais le nombre des scènes a singulièrement augmenté, et les modifications architecturales qui ramènent l'église au type plus allongé de la basilique à coupole augmentent encore l'espace disponible '.
Malgré la conservai ion de certaines données traditionnelles la pose du Christ
Fig. 80 — La sage femme Salomé. Fresque de Mistra. Peribleptos, xiv siècle.
assis sur l'ânesse dans l'Entrée à Jérusalem, les détails de la Nativité fig. <S(). etc.. ) la plupart des compositions iconographiques ont pris un aspect nouveau, et quelques scènes inconnues à l'époque précédente ont été créées pour combler des lacunes et composer un récit suivi. Mais trois groupes de scènes surtout ont subi des modifications. Ce sont d'abord celles de la jeunesse de la Vierge, dont le narthex de Kahrié-Djami fournit un récit aussi détaillé que gracieux, depuis 1 épisode des offrandes de Joachim repoussées jusqu'à l'Annonciation fig. 77); le récit se continue par celui de l'enfance et des miracles du Christ. La même inspiration des apocryphes se manifeste à Mistra. Au Brontochion, quatre tableaux racontent la Dormition- : on voit d'abord les adieux de la Vierge à genoux sur un lit élevé