‹ L'art chrétienChapitre 167 sur 442 · Millet. PI CX. 1: CXI. 1 ; CXXMII · texte numérisé non relu

Millet. PI CX. 1: CXI. 1 ; CXXMII

4. Epitaphios de Salonique Millet et Le Tourneau. Bulletin de Correspondance hellénique. 19Û5 . Etoffe de Castell Arquato Plaisance Munoz Art byzantin à l exposition de Grottaferrata. pi. I . Dalmatique de Charlemagne. Saint-Pierre de Rome Diehl. Art byzantin. 800 .

l.A PASSION

une échelle et maintenant à la croix le Christ nu jusqu à la ce in turc, la poitrine décharnée, la tête penchée, les yeux clos avec une expression de douleur intense; le Crucifiement, mutilé à la Peribleptos, m;iis visible en d'autres églises, se détachait sur un fond d'architectures; des groupes pittoresques de saintes femmes et de soldats se voyaient devant les trois gibets et le Christ sur la croix était représenté mort, la tête tombante, le corps entraîné à droite par son propre poids et infléchi en are de cercle' ; puisviennent la démarche de Joseph d'Arimathie auprès de Pilate pour réclamer le corps du Christ, la Descente de croix avec le détail déjà connu des peintres cappâdoeiens. de Marie recevant le corps du Sauveur et le tenant dans ses bras sa joue contre la sienne, enfin les lamentations funèbres avant la mise au tombeau. Cette scène pathétique du « thrène », mal conservée à la Peribleptos et aux Saints-Théodores, montrait la douleur poignante de Marie, ici embrassant le corps de Jésus, là se meurtrissant le visage de ses mains : tout autour d'elle les saintes femmes et les Apôtres désolés, et. de chaque côté de la croix, deux anges s" envolant avec un geste

de désespoir2 (fig. 83 1.

I*ig 83. — Le Thrène (Lamentations). Evangeliaire.de

Vatopédi. Mont Athos, xm' siècle, tM7 v°. La vie des saints tient aussi,

Dans le fond, la croix vide du Golgotlia avec letitulus et les comme dailS les grottes de Cappaanges éplorés. Le Christ est couché sur le lit funèbre derrière . . ,

lequel sont désignés par des inscriptions la Vierge et saint Jean. tloce, Ulie place importante dans

cette iconographie. Les nombreuses figures isolées sont souvent accompagnées d'effigies de donateurs. Le calendrier liturgique s'enrichit d'une multitude de noms jusque-là ignorés : auBrontochion et à la Pantanassa on voit les portraits des « Soixante-dix apôtres », c'est-à-dire des premiers disciples et successeurs des Apôtres'. Mais surtout au-dessus des figures

1. Cf. la fresque si émouvante de Kalinitch (Serbie,. Millet, ap Michel. Histoire de l'Art, III. p. 954.

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