Millet PI. XC, 4; XCI
\li 1 ART RELIGIEUX DES PAYS ORTHODOXES
;i inspiré une composition triomphale qui appareil en 1535 au monastère de Lavre fig. SI et devient vite populaire.
Enfin, les figures allégoriques que I iconographie byzantine avait abandonnées reparaissent à sou déclin. La Trinité est représentée à l;i Peribleptos par un vieillard à longue barbe avec la colombe du Saint-Esprit à ses pieds et plus bas le Christ de la Divine Liturgie en costume épiscopal1. Les églises de l'Alhos et le Guide de la Peinture connaissent la Fontaine de vie, au sommet de laquelle apparaît le buste de la Vierge portant l'Enfant et où les hommes viennent s abreuver". Dans le Psautier serbe se voit une figure de la Mort qui gesticule comme les personnages de nos danses macabres, et tend avec un geste brutal la coupe fatale à un jeune homme couché sur son lit au milieu des siens consternés3. Des peintures de l'église d Iviron et de celle de Sophadès en Thessalie représentaient par des roues a plusieurs rayons le monde et les âges de la vie. tels que les décrit le Guide de lu Peinture : au moyeu de la roue était Chronos ; le Jour et la Nuit la tiraient alternativement et les différents ài>cs s'agitaient à la circonférence*.
La prise de Constantinople par les Turcs anéantit la puissance politique de 1 hellénisme, mais non l'art religieux qui continua à se développer dans tous les pays du monde orthodoxe marqués de l'empreinte spirituelle de Byzance, dans la république monastique du Mont Athos, dans la Serbie des despotes, dans la Russie novgorodienne et moscovite, dans les jeunes principautés valaques et moldaves. Si la catastrophe de ldô.3 lit déchoir Constantinople de son rang de capitale artistique, un vaste champ s ouvrait encore aux maîtres grecs dispersés et les explorations archéologiques ont mis en pleine lumière l'action puissante qu ils ont exercée. Les disciples formés par eux dans ces diverses régions continuèrent leur œuvre en l'adaptant plus ou moins aux traditions de leurs pays et aux formes nouvelles prises par la piété- populaire. On peut suivre jusqu'au xviii* siècle le développement de ces écoles nationales sorties du tronc commun de l'art byzantin et qui ont d'ailleurs entre elles une parenté étroite due à cette communauté d'origine. Aujourd'hui encore, malgré plusieurs siècles de culture occidentale, les pays orthodoxes ont conservé dans l'ornementation de leurs églises l'ordonnance et les compositions de l'iconographie byzantine.