Dictionn. Archéol., chrét , I, 222M. fig
4. Mendel. Catalogue du musée de Brousse, Athènes, 19(l<S, n" 102, p. 94.
LE DI.CDH CIIAMIT.I RE
Cependant, bien que le développement de l'art chrétien n ail pas la signification d'une rupture avec les traditions et les modes du milieu environnant, il a dès l'origine des caractères propies qui permettent de le distinguer au premier abord. S'il admet des motifs païens, dont la valeur est purement décorative, ce n'est pas sans un choix sévère et une élimination systématique de toutes les [mages dont l'aspect eût été indécent et même simplement voluptueux. D'autre part, les chrétiens ont montré de suite un goût particulier pour certains sujets auxquels ils atlri-
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Fig. 5. ■ — Les Quatre Saisons. Fresque du cimetière de Prétextât à Rome, fin du n° siècle. D'après Wilpert, Pitture délie catacombe, pi. 3-4.
huaient un sens symbolique et qui avaient la valeur d'un véritable langage secret, intelligible aux seuls initiés. Enfin dès le iu° siècle ils avaient réussi, par un choix raisonné de certaines figures et de certaines scènes, à construire un véritable système d'iconographie religieuse.
On doit ranger dans une première catégorie toute une série de motifs dont le sens, purement ornemental, est dépourvu de signification religieuse. Le « cubiculum » (chambre sépulcrale) d'Ampliatus, découvert en 1881 par de Rossi dans le cimetière de Domitilla, est orné de fresques décoratives qui peuvent remonter à la fin du Ier siècle et qui se rattachent au quatrième style de Pompéi. Ce ne sont que motifs d'architectures irréelles, portes et colonnettes, plafonds caissonnés imités en trompe-l'œil, faux placages de marbres, etc.. Au milieu des rinceaux et des constructions aériennes se détachent de petits tableaux dont le sujet est fourni par les scènes champêtres, boucs, brebis et bœufs paissant sous la garde de petits