I. INFLUENCE DE L'ART UY/W I l
Une, on y retrouve les bourreaux montés sur deux échelles appuyées aux bras de la croix et, de face sur une troisième échelle plus petite, le Rédempteur gravissant lis degrés à reculons, la tête inclinée sur la poitrine avec un air de profonde résignation1 (fig. 20.'} . L'art italien du xiv" siècle a aussi adopté celle interprétation de la scène". Plus lard une autre formule prévalut : Jésus fui cloué sur la croix étendue a terre, puis les bourreaux dressèrent l'instrument de supplice chargé du corps du
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Coll. Hautes Etudes (Milletl.
Fig. 203. — La Mise en Croix. Fresque de l'église de la Peribleptos. Mistra, milieu du xiv' siècle
Sauveur. Le pseudo-Bonaventure décrit aussi cette seconde formule qu'il donne comme une variante de la tradition. Or, l'art byzantin populaire la connaissait déjà : elle apparaît sur le psautier Barberini qui date du xiT siècle; on y voit les bourreaux en train de dresser la croix à laquelle le corps de Jésus est attaché 3.
de l Évangile, fig. 413-416), mais l'inspiration n'en est pas moins la même et la dépendance d'une source commune est évidente.