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Il en est de même sur la fresque d Aquiléc

4. Cf. les lamentations de Psellos ,'xi" siècle sur le corps de sa sœur Rambaud. Etudes sur l'histoire byzantine, p. 124).

LE THRÈNE

Unes du xn* siècle*. A Mistra le corps de .lésus est étendu sur une sorte de lit de parade en face de la croix vide à laquelle est restée appliquée l'échelle : au chevet de -->n fils. Marie se tord littéralement dans la douleur, taudis que les apôtres

laissenl éclater leur chagrin et qu'au ciel deux anges s'enfuient à tire d'ailes avec des gestes île détresse. Or. à la chapelle de l'Arena, Giotto a consacré à cette scène un de ses tableaux les plus émouvants : ici Marie a passé les bras autour du cou de

l*hot. Alinan.

Fig. 205. — Giottû 1266-1336). Le thrène Fresque de la chapelle de l'Arena à Padoue (vers 1303).

son lils et le regarde avec une tendresse poignante : au ciel volent des essaims d'anges qui manifestent leur douleur par les gestes les plus tragiques fig. 205 \

Mais ce n'est pas seulement dans le réeil de la Passion, c'est dans toute l'iconographie religieuse que les rapports entre l'école byzantine et l'école italienne du XIVe siècle semblent intimes. On a remarqué déjà" les ressemblances entre les

1. Millet. Iconographie de l'Évangile, p. 489 et suiv. La tradition est mentionnée par saint Bonaventure

Office de la Passion : o Domine Jesu Christe qui .... in tuae malris manibus, ut pie creditur, recipi voluisti. » Gilson. op. html , p 1 ■'>

2. Ce thème a été traité dans l'église supérieure d'Assise, au Baptistère de Florence, et au xv° siècle par Fra Angelico à Florence. {Revue de l'Art chrétien, l'JOG, 346.) (PI. IX.)

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